MACHINES A MORTAISE R.
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ou, en d’autres termes, au double de la distance qu’il y a entre le pointcentral de la poulie et celui de la manivelle.
On voit donc que l’arbre O' ne se meut qu’entraîné par la poulie, et que,par suite, le mouvement de l’outil doit être subordonné à celui de cetarbre, puisque c’est lui qui transmet le mouvement par l’intermédiaire dela bielle N' et du disque à manivelle O.
Cette disposition a pour but, comme on sait, de rendre variable la mar-che rectiligne verticale de va-et-vient du porte-outils L, en le faisantdescendre lentement, lorsque les outils travaillent, et remonter rapidemen tlorsqu’ils n’agissent plus.
Cet effet résulte naturellement du mouvement de la pièce p' dans lacoulisse de la manivelle p. On remarque sur le tracé fig. 9, que lorsquecette pièce p' décrit un cercle régulier autour du point x, qui est le centrede la poulie, les angles 1,2, 3, etc., qui correspondent à ceux 1', 2', 3', etc.décrits par la manivelle p, de son centre de mouvement x', ne sont paségaux entre eux. Ainsi, on voit que la demi-révolution de la poulie, despoints 1 à 5, ne fait parcourir à la manivelle fixée sur l’axe O' que la distancecomprise entre les points à 5', et que pendant la seconde demi-révo-lution, des points 5 à 1, la distance parcourue dans le même sens est beau-coup plus considérable, puisqu’elle est comprise entre les points 5' à 1'.
La différence de vitesse entre la première demi-révolution et la secondepeut être évaluée, pour la marche rectiligne du porte-outils, par la diffé-rence de longueur de la ligne V à 5' au point 3' pour la descente, et decette même ligne au point l f pour le retour rapide.
Arrêt au moyen du frein. — La poulie à deux étages P est réuniepar quatre vis a'avec une embase P' (fig. 3 et 7), montée sur son moyeu;celle-ci présente une gorge ou poulie d’un plus petit diamètre sur la cir-conférence de laquelle on fait agir le frein K, pour arrêter instantanémentle mouvement du porte-outils.
Cet arrêt est nécessaire pour retourner les outils lorsqu’ils ont fait lamoitié delà mortaise. On choisit l’instant où ils sont en haut de la course,c’est-à-dire complètement dégagés du bois, pour serrer le frein au moyendu levier S (fig. 2). Sans cesser d’appuyer sur celui-ci, l’ouvrier prend lamanette n, la dégage de l’un des bras n\ et lui faisant faire un demi-tour, l’engage dans l’autre bras opposé; il cesse alors d’appuyer sur lelevier S, et un ressort T méplat (vu en ponctué fig. 2) desserre le frein, cequi laisse le porte-outils reprendre son mouvement de va-et-vient.
Le frein est composé d’une lame cintrée en acier R (fig. 2, 3 et 10),munie au milieu d’un renflement monté sur le boulon R 7 ; ses deux extré-mités sont assemblées à charnières avec deux écrous s'(fig. 10), engagésdans les filets de la vis t, qui a le pas fileté moitié à droite, moitié à gauche.Cette vis ou plutôt ces deux vis sont fixées sur l’arbre t', monté dans deuxoreilles fondues avec le bâti. Celui-ci est muni à l’une de ses extrémités duressort à palette T, et de l’autre du levier S, à l’aide duquel on fait tournerxi. 30