MACHINE
A APPRÊTER LES ÉTOFFES
FONCTIONNANT D UNE MANIÈRE CONTINUE ET CHAUFFÉE A LA VAPEUR,
(PLANCHE 7.)
Cette machine, qui est d’une construction fort simple, est particulière-ment destinée à appliquer l’apprêt sur l’envers ou le mauvais côté de latoile, afin d’éviter de ternir les couleurs en mettant de l’apprêt à l’en-droit, c’est-à-dire sur le beau côté. A cet effet, l’étoffe passe d’abord entredeux rouleaux en cuir. Le rouleau supérieur est entouré d’une enveloppede calicot et le rouleau inférieur plonge dans un bassin rempli d’amidonliquide. Ce second rouleau est gravé en mille points,- les creux de la gra-vure se remplissent d’amidon, et une râcle enlève d’une manière continuetout l’apprêt qui se trouve en dehors ou ailleurs que dans la gravure. L’ap-prêt vient alors s’imprimer sur l’envers de l’étoffe, qui continue sa marchevers un cylindre ou tambour en tôle sur la surface duquel elle se sèche,en s’y appliquant par le beau côté ; un ventilateur placé au-dessous d’unecheminée d’appel enlève les vapeurs qui se dégagent pendant l’opération.
On peut placer sur la machine des rouleaux portant plus ou moins degravure, et par ce moyen arriver à appliquer, selon les besoins, plus oumoins d’apprêt sur l’étoffe.
Le tambour est disposé pour être chauffé à la vapeur; il y a peu detemps encore on marchait habituellement à une pression de 3 atmosphèreseffectifs, le séchage de l’apprêt était alors très-rapide et on pouvait fairetourner le cylindre à de grandes vitesses. Mais une ordonnance récente,sur l'avis des ingénieurs des mines, vient d’assimiler ces tambours en tôleaux chaudières à vapeur, de sorte que les épaisseurs de métal comme lesessais à la presse hydraulique sont soumis aux mêmes règlements que cesdernières. Or comme il est impossible de faire supporter à de grands cy-lindres à fond plat, une pression, qui pour l’essai rigoureux, doit corres-