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MACHINE A APPRÊTER LES ÉTOFFES.
pondre à 7 atmosphères, les fabricants ont dû renoncer, dans l’emploi deces appareils, à y introduire la vapeur à une pression plus élevée que lapression atmosphérique.
Pour que l’étoffe reste constamment bien tendue en passant des rouleauxapprêteurs au tambour sécheur, MM. Huguenin, Ducommun et Dubiedappliquent leur système d’élargisseur, qui est d’une combinaison méca-nique fort ingénieuse.
Une telle machine, en usage aujourd’hui dans un grand nombre d eta-blissements, est appelée à rendre de véritables services, particulièrementdans les fabriques de toile peinte. Elle opère en effet avec une grandeéconomie de temps et de main-d’œuvre, en permettant d’apprêter, avecune parfaite régularité, plus de 700 mètres d’étoffe, par heure de travail.
DESCRIPTION DE LA MACHINE REPRÉSENTÉE PLANCHE 7.
La fig. l re représente une élévation extérieure de la machine du côtéde son mouvement principal ;
La fig. 2 e en est un plan général vu en dessus ;
La fig. 3 e une section verticale faite suivant la ligne 1-2;
Et la fig. 4 e une autre section perpendiculaire faite par l’axe du tam-bour, suivant la ligne 3-4.
Des rouleaux apprêteurs. — Ces figures montrent que la machinemontée sur un bâti en charpente A, est construite avec économie ; vers sapartie inférieure et sur la droite, se trouve la bassine en cuivre B qui con-tient l’amidon liquide ou l’apprêt que l’on doit coucher sur l’étoffe; salongueur est assez grande pour permettre d’y plonger en partie la surfaceinférieure du rouleau en cuivre C qui, dans sa rotation, s’empare d’unelégère couche d’amidon, et qui pour cela est gravé dans toute son étenduede manière à présenter une suite de petits creux et de saillies. Une sortede couteau a ou de racle à bascule reposant par son bord extérieur sur lasurface du rouleau, enlève continuellement l’excédant d’apprêt qui désaf-fleure la gravure.
On règle la pression que ce couteau doit avoir, au moyen de deux contre-poids b suspendus vers l’extrémité des leviers c appliqués dans le bout destourillons d, qui forment l’axe delà raclette. On peut aussi rapprocher ouécarter cette dernière à l’aide de deux petites vis de rappel e.
Le rouleau apprêteur C est traversé dans toute sa longueur par un axeen fer portant, d’un bout, une poulie en fonte D, laquelle reçoit sonmouvement d’une autre semblable D r , montée sur l’arbre moteur de lamachine. Il est surmonté d’un rouleau semblable C / , mais non gravé , etqui est entouré d’une chemise de calicot. Ce second cylindre est libre, parconséquent il ne tourne sur lui-même que parce qu’il est entraîné, d’unepart, par la rotation du cylindre inférieur, et de l’autre par la marchemême de l’étoffe à apprêter /, qui se déroule de l’ensouple en bois E et qui