MACHINES LOCOMOTIVES.
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PERFECTIONNEMENTS
APPORTÉS DANS LA CONSTRUCTION DES MACHINES LOCOMOTIVES,
FAR M. JAMES-ÉBOUARD-MAC CONNEU,
Ingénieur à Wolverlon, Directeur de la Compagnie du London et Nortii Western.
Ces perfectionnements, brevetés en France et en Angleterre, consis-tent, savoir : 1° Dans l’élargissement de la boite à feu; 2° Dans son pro-longement au corps cylindrique de la chaudière en augmentant les sur-faces de chauffe directes en formant pour ainsi dire une chambre pourla combustion des gaz carburés qui s’échappent du foyer; 3° Dans uneaugmentation considérable des surfaces de chauffe directes, par une dis-position de partitions introduites dans la chauffe ou foyer, qui permet-tent de donner au toit une forme semi-cylindrique et de supprimer lestirants généralement en usage pour consolider les toits horizontaux deschauffes ordinaires, diminuant sensiblement le poids de cette partie de lachaudière sans diminuer sa solidité et sa force ; k° Dans le raccourcisse-ment des tubes, la diminution de leur diamètre et l’augmentation de leurnombre. Ces dispositions permettent d’abaisser le centre de gravité del’appareil tout en employant des roues motrices de grand diamètre et enpratiquant une courbe rentrée dans la partie cylindrique inférieure de lachaudière qui permet ainsi le mouvement rotatif du mécanisme moteur;5° Dans l’emploi d’entretoises tubulaires formant des espèces de tuyèrespour l’admission réglée de l’air chaud ou froid, nécessaire à la combustioncomplète des combustibles dans le foyer ou celle des gaz carburés qui ysont produits, dans la chambre dite de combustion ; 6° Dans l’applicationd’un piston concave en fer forgé ou en acier d’un poids très-réduit d’unegrande force, d’une très-grande solidité, très-simple de constructionet complètement hermétique; 7° Dans l’application de ressorts en caout-chouc galvanisé d’après le système breveté de M. Coleman ; 8° Dans l’ap-plication de diverses dispositions dans la boîte à fumée, qui permettentd’échauffer l’eau d’alimentation avant son introduction dans la chaudièreet d’échauffer aussi l’air nécessaire à la combustion des gaz carburés quis’échappent du foyer, et ce au moyen du calorique utilisé après le passagedans la chaudière des gaz chauds produits dans le foyer ; 9° Dans l’emploid’essieux creux (1); 10° Dans l’emploi de cylindres en fer forgé ou en acier.
(!) Depuis longtemps MM. Petin et Gaudet, qui ont apporté de si grandes améliorations dansla fabrication des grosses pièces de forge, se sont fait breveter pour l’exécuiiou des arbres creux.On se rappelle en avoir vu à l’exposition de 1840, à Paris , ainsi que des arbres eouveris d’unecouche d’acier. Parmi les pièces remarquables que cette maison vient d’exécuter, cuire ses nom-breux bandages sans soudure, nous devons citer l’arbre à six manivelles de 1 ’lsly, du poids de15,000 Kilogrammes, fini, et lin arbre à double coude pour lequel il n’a pas faliu moins de31,000 kilogrammes de fer, 21 jours de travail, avec 60 hommes pour manœuvrer les ringards. Cetarbre est destiné à VAlyésiras, bateau à vapeur à béiico de 100 chevaux, construit sous ta direc-tion de M. Dupuy de kôme, à l’arsenal de Toulon.
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IX.