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Tome neuvième.
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SCIERIE MÉCANIQUE. 123

asse? bon prix, les scieurs préfèrent alors sen défaire et brûler de lahouille.

Dans tous les cas, lorsque le moteur est une machine à vapeur, il y atoujours avantage à profiter de la détente et de la condensation. Aussi lanouvelle scierie montée chez MM. Legendre, à Grenelle, par MM. Maze-line, fonctionne-t-elle ainsi avec une machine à deux cylindres, systèmede Woolff, dans lequel les constructeurs, pour obtenir plus dexpansion,et par suite, plus déconomie, font déjà détendre la vapeur dans le petitcylindre avant de passer au grand. On sait quavec de telles machines,bien exécutées, avec enveloppes, recevant directement la vapeur de lachaudière, la dépense ne sélève pas à 2 kilog, par heure et par cheval,en admettant que lon ne brûle que de la houille.

DESCRIPTION DE LA SCIERIE REPRÉSENTÉE SUR LES FIGURES DE LA PL. H.

Le fig. 1 du dessin représente une élévation générale de la scierie mon-tée et fonctionnant.

La fig. 2 en est une coupe verticale faite en avant, suivant la ligne 1-2.

La fig. 3 est une section longitudinale suivant la ligne 3-i.

Et la fig. k un plan horizontal vu en dessus.

Mouvement principal. Comme dans la plupart des scieries que lonconstruit actuellement, le mouvement principal, dans cette machine, estdonné en dessous, cest-à-dire que larbre de couche A, qui doit fairemouvoir le châssis porte-scies, est placé en contre-bas, dans une fossespéciale pratiquée à cet effet, ou mieux, dans une sorte de cave ou de rez-de-chaussée inférieur, qui permet de loger tous les mouvements de chaquescierie, lorsquil y en a plusieurs, et de recevoir toute la sciure dans despaniers ou dans des sacs. Chez M. Trémois, on a disposé des espèces detoiles sans fin qui, passant près des diverses machines, recueillent lessciures et les copeaux et les conduisent à la chambre du chauffeur, prèsde la chaudière, de sorte que celui-ci na quà les prendre pour les jeterdans le foyer de son fourneau.

Cet arbre est en fer forgé, porté par deux forts supports ou chaises enfonte B, que lon boulonne solidement sur une large pierre, ou mieux,sur une charpente en bois C, qui présente une certaine élasticité jugéeconvenable dans ce genre de machines. Entre ces deux chaises sont lesdeux poulies D, D', dont lune fixe, reçoit directement son action du mo-teur par une courroie E de 15 centimètres de largeur, et lautre folle pourinterrompre le mouvement à volonté.

Vers les deux extrémités sont montés les deux volants en fonte F, F',de même diamètre, et auxquels sont adaptés les boutons a, qui représen-tent ceux de deux manivelles dégal rayon, et qui doivent pour cela rece-voir par articulation , la partie inférieure des deux longues bielles G, G'.Dans les premières scieries établies sur ce système, ces bielles étaient