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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

en fer forgé plein , et attachées à lextrémité inférieure du chflssis porte-scies, ce qui leur donnait plus de rigidité et beaucoup moins de longueur ;dans les nouvelles scieries, le corps des bielles est en fer creux (comme lemontre la section fig. 5, laquelle est faite vers le milieu du corps de labielle suivant la ligne 5-6, fig. 2, et dessinée sur une plus grande échelle),ce qui les rend plus flexibles, et en outre, comme elles sont attachées à lapartie supérieure du porte-scies, elles se trouvent notablement plus lon-gues; par conséquent, elles décrivent, pour la même course, des anglesplus petits, ce qui est bien préférable.

On tient beaucoup à cette élasticité des bielles dans les scieries, à causedu mouvement rapide et saccadé imprimé au châssis de la scie, lequel estdautant plus fort que le nombre de coups est plus considérable. Aussi,dans la plupart des cas, a-t-on cherché à les faire en bois, cette matièreprésentant plus de flexibilité que le métal. Cest ainsi que dans les scieriesà une lame, soit à chariot, soit à cylindre, soit encore dans les scieries àplacage, on applique aujourdhui constamment des bielles en bois (1).

Châssis porte-scies. Lautre partie extrême, ou le sommet dechaque bielle est attachée , de même par articulation, vers les extrémitésformant tourillon de la traverse supérieure H du châssis porte-scies; ce der-nier nest autre quun cadre rectangulaire dont les deux côtés montantsou verticaux H 2 maintiennent lécartement des deux traverses horizon-tales H , H' auxquels on attache les lames s. Un troisième montant H 3 , quiest évidé dans sa partie inférieure, relie également les deux traverses parleur milieu, et les empêche de fléchir. Tout ce cadre est ici en fonte, avecdes nervures et des évidements. Dans plusieurs scieries semblables, lesconstructeurs ont appliqué le fer forgé, ce qui rend le châssis un peumoins lourd.

Dans les scies à une lame, on paraît donner la préférence aux châssisen bois, comme étant plus légers et plus élastiques ; cependant on est danslobligation, pour leur donner la solidité nécessaire, de les relier avec desparties en fonte ou en fer.

Nous croyons que dans les scieries à plusieurs lames, on ne peut pas,comme dans ces dernières, trop réduire le poids du châssis, justementà cause du nombre de traits que lon débite à la fois; ce poids est dail-leurs compensé par les volants que lon a le soin de construire de manièrea lui faire équilibre.

Il importe que le châssis soit bien guidé dans sa marche rectilignealternative. A cet effet, ses côtés horizontaux H, H/ se terminent par desdouilles en cuivre b (fig. 1 et 6) qui, alésées avec soin , sont ajustées surles tiges verticales fixes I, lesquelles sont retenues dune part, à chaqueextrémité, au sommet et à la base des bâtis de fonte J, et de lautre, versle milieu, à lespèce dentretoise K, qui est fondue avec chacun de ceux-ci.

(4) En donnant récemment dans le vni e volume la construction des divers systèmes de bielles,nous avons ajouté le modèle en bois tel quil est adopté dans ces machines.