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Tome neuvième.
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126 PUBLICATION INDUSTRIELLE.

attacher à la partie inférieure, il devenait utile de cintrer les extrémités dela traverse H', afin que dans leur mouvement oscillatoire, elles pussentaisément passer et sobliquer à droite ou à gauche, quoique le cadre restâtdailleurs constamment vertical. Cest ce que lon voit bien sur lélévationlig. 1 et sur la coupe flg. 3.

Avancement du bois. Dans les scieries mécaniques, on fait usagede deux modes distincts pour faire avancer les pièces de bois contre lesdents des scies ; lun est continu et lautre alternatif; le premier, qui pa-raît dabord plus rationnel et plus régulier, est fort peu employé, on luipréfère le second, qui, quoique exigeant un mouvement plus saccadé, a lemérite de ne pas faire frotter les dents contre le bois, pendant que la scieremonte. Cest le système appliqué dans la scierie représentée sur le des-sin planche 11.

Le mouvement dépend toujours de celui des scies, et à cet effet lesconstructeurs ont prolongé dun bout la traverse supérieure H, en formede goujon sur lequel sapplique la coulisse dun levier courbé en fer/, quilfait osciller sur son axe g. Celui-ci, porté par les oreilles i venues de fonteavec les bâtis J, reçoit, près du levier, une chape à douille h en un pointde laquelle sadapte le rochet mobile k.

Toutes les fois que le châssis porte-scies remonte , il soulève le leviercourbé/et par suite la chape à coulisse h, qui, en même temps, en-traîne le cliquet k, lequel engagé dans les dents de la grande roue à ro-chet M, force cette roue à tourner de 2, 3 ou 4 dents, selon la coursedonnée à lextrémité du cliquet; celte course est variable selon le genrede travail à faire ou la nature du bois à débiter; cest pourquoi la chape hest à coulisse. En attachant partie supérieure du rochet en un point plusou moins éloigné de son centre, on augmente ou on diminue son jeu.

La roue M est ajustée à lextrémité dun axe en fer l qui prolongé porte,vers le milieu de la machine, un pignon droit N (fîg. 3), lequel engrèneavec la crémaillère dentée à jour O, fondue en deux pièces et avec desnervures. Le faible mouvement imprimé, à chaque ascension du porte-châssis, à la roue dentée M, se transmet donc, dans un rapport beaucoupplus petit, par le pignon N, à cette crémaillère qui, de cette sorte, savancede gauche à droite. Un cliquet darrêt k' empêche la roue de se détour-ner, et par conséquent de rétrograder.

Or, les deux madriers de sapin L, quil sagit de découper, sont obligésde suivre le même avancement horizontal, parce que, dune part, ils por-tent, comme la crémaillère, sur les rouleaux P, qui se trouvent disposésparallèlement au-dessous, et de lautre, parce quils sont pincés à leur ex-trémité, au moyen des espèces de tenailles à charnières Q, qui sont fixéesà lextrémité de la crémaillère, et que lon serre à volonté par les vis dé-tau ou à manivelle m ; ces vis sont entourées chacune dun ressort à bou-din, pour faire écarter rapidement les mâchoires de ces tenailles, lorsqu'onveut desserrer. Un petit cylindre ou rouleau de pression 11 (fig. 3) sappuie