SCIERIE MÉCANIQUE. 127
constamment sur la partie droite des nervures de la crémaillère, qui, parce moyen, ne peut marcher que suivant un plan parfaitement hori-zontal.
Pour que les madriers suivent exactement la direction rectiligne et pa-rallèle aux plans des scies, ils sont tenus appliqués, pendant toute leurmarche, du côté intérieur, contre les faces verticales et bien dressées desguides fixes o, par les cylindres cannelés S, qui tendent toujours à s’appuyercontre eux, à l’aide de leviers en fer T; ces derniers, oscillant sur leurcentrer (fig. 4), sont tenus écartés à leur autre extrémité par les poids Uqui se trouvent suspendus aux courroies en cuir q, lesquelles se maintien-nent contre la circonférence des poulies à gorger (fig. 4 et 9), dont les axessont mobiles dans les chapes qui terminent la bride ou chaise en fer V. Lapression exercée par ces poids est d’autant plus grande que le rapportentre le plus long bras de chaque levier T et le plus court, qui porte les cy-lindres, est lui-même plus grand.
Ainsi le rapport existant dans la machine actuelle est environ de 1 à 12,et chaque poids est approximativement de 27 k 5, la pression exercée parchaque cylindre sur le bois est donc de
27, 5 x 12 = 330 kijogr.
Avec une telle pression, on conçoit que les madriers ne peuvent pass’écarter, ils sont suffisamment maintenus contre leur guide. Les canne-lures des cylindres ont pour objet de passer plus aisément sur les aspéritésdu bois, qui n’est en général pas dressé sur la surface extérieure.
Comme les épaisseurs des madriers sont variables, et peuvent être sen-siblement plus fortes ou plus faibles que celles indiquées, il est bon dechanger la position des axes p de chacun des leviers, et par suite les bridesen fer t, qui leur servent de supports et qui s’adaptent aux traverses defonte à nervure X. Celles-ci sont boulonnées aux saillies verticales inté-rieures n fondues avec les bâtis J, et à leur milieu elles reçoivent un mon-tant vertical Y, de chaque côté duquel sont appliqués les guides fixes o'.
Quand les madriers sont près d’arriver à l’extrémité de la course, l’ap-pareil ne fonctionne plus, le chariot s’arrête naturellement, parce que laroue à rochet elle-même ne tourne plus. Pour cela, le constructeur a appli-qué sur l’axe / qui porte un levier à contre-poids j, une sorte de queue oude manette v qui est rencontrée par la nervure x, solidaire avec la partiemilieu des pinces Q, et par suite avec la crémaillère droite O (fig. 4); or,dès que leur contact a lieu, la manette est pressée de gauche à droite, etfaisant osciller l’axe g', oblige le levier j à basculer, et celui-ci tombantimmédiatement, par le poids de la lentille, de droite à gauche, fait oscillerun taquet / fixé sur l’arbre. Ce taquet agit sur un levier à équerre i r por-tant un galet qui soulève le cliquet kJ ; et comme les deux cliquets sontdans le même plan, celui k' soulève et dégage par cela même le cliquet kdes dents de la roue M, qui devient libre. Par cette disposition, lors même