GARE DES MARCHANDISES.
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Les trois lignes d’entablement I sont reliées à leurs extrémités par unentablement F qui leur est perpendiculaire, et dans l’intervalle par destirants i (fig. 27 et 22) au-dessus de chaque colonne, et qui détruisent lapoussée de la couverture.
La forme des colonnes H est celle d’une bielle en fonte, avec une baseet un chapiteau, elles sont creuses et servent à l’écoulement des eaux dela couverture.
Les colonnes sur le front des quais sont posées sur un dé,/ en pierre detaille, et rejettent l’eau aux pieds des dés par un coude k qui pénètreleur base.
Celles du centre ont un dé en fonte l pris dans le quai; elles sont éga-lement creuses et servent à évacuer les eaux qui se rendent dans le chenaldu milieu. Un tuyau en fonte V, assemblé avec la colonne dans l’intérieurdu dé et débouchant dans le parement du mur du quai, amène les eauxau pied de ce mur (voy. fig. 3).
Les quais sont éclairés latéralement par le jour, qui n’est arrêté par au-cune cloison, et par des lanternes K d’environ 6 m ( i- de surface, disposées àla partie supérieure de la couverture et espacées de 10 mètres.
Avant d’entrer dans les détails du système de couverture, il n’est peut-être pas inutile d’indiquer, eh quelques mots, les points principaux parlesquels elle diffère de celles qui sont actuellement employées :
Forme de la couverture. —- Les couvertures métalliques exécutéesjusqu’à présent se composent de deux parties très-distinctes :
La première, qui est la couverture proprement dite, remplit, en géné-ral, à elle seule, le but qu’on se propose d’atteindre, qui est d’abriter unecertaine surface.
La deuxième, qui est composée de fermes, pannes, etc., est destinée àsupporter la couverture, elle constitue la charpente.
Ce système de couverture est irrationnel, suivant l’auteur; il y a undouble emploi de matière. On peut, en effet, toujours donner à une cou-verture métallique une forme qui lui permette de se soutenir d’elle-même,et supprimer la charpente, c’est cette raison qui a conduit à employer lemétal en feuilles ondulées (1).
Cette forme peut être assimilée à celle d’un double T, qui est la forme laplus résistante, à quantité égale de matière.
Voici maintenant les raisons qui ont conduit à adopter la forme cylin-drique : La main-d’œuvre est évidemment plus simple ; de plus cette forme
(l) I.a disposition des tôles ondulées paraît aujourd’hui prendre une très.grande extension. Onn’en fait pas seulement des applications pour les couvertures d’édifices, pour les fermetures debâtiments, mais encore pour certains appareils, comme des chaudières, des générateurs de vapeur.Dans ce cas, elles ont cet avantage d’augmenter notablement les surfaces de chauffe.
Nous avons été chargés récemment de demander des brevets, en France , au nom de M. Ré-mond, de Birmingham , pour des dispositions de tubes et de chaudières, composés avec desfeuilles ondulées , et applicables soit aux locomotives, soit aux navires i vapeur, soit aux ma-chines de fabriques.