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Tome neuvième.
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MÉTIER MüIA-jEHNT SELF-ACTIiNG. 155

faire revenir le chariot sur ses rails vers les cylindres; il tourne en mêmetemps la manivelle avec une main, tandis que de lautre il guide les fils,pour que lenvidage soit aussi serré et aussi uniforme que possible.

Lorsque le chariot est de retour près des cylindres étireurs, il vientbutter contre une pièce qui fait embrayer de nouveau lès étirages. Lou-vrier fait alors passer la courroie motrice de la poulie folle sur la pouliefixe, et la torsion et létirage ont lieu mécaniquement jusquà lextrémitéde la course de sortie du chariot un débrayage général a lieu.

Ainsi, dans les métiers ordinaires, le renvidage se fait à la main. Il nenest pas de même dans les métiers self-acting auxquels on donne aussi lenom de renvicleurs mécaniques. Dans ces derniers, louvrier nest plusquun surveillant, et tout le travail se fait mécaniquement comme on leverra ci-après.

Quelques dateurs ont imaginé de commander deux métiers à laidedune seule tête de métier, qui se trouve avoir un chariot à droite et àgauche. Elle se trouve alors au milieu du système au lieu dêtre à sonextrémité. Malgré cela, on lui conserve le nom de tête de métier.

BREVETS RELATIFS AUX MBLL-JENNYS.

Limportation des mull-jennys en France , comme aussi celle des jennÿsserait due (suivant M. Bélanger, inventeur, qui perfectionna, en 1816, lemétier mull-jenny) à MM. Douglass et Cockerill, sous le ministère deM. le comte Chaptal.

On trouve, en effet, à la date du 12 octobre 1802, un brevet dinventionde 15 ans, délivré à M. James Douglass (1) pour des machines à ouvrir,nettoyer, carder et filer la laine, à apprêter et brosser les étoffes.

Ce brevet qui, comme lindique son titre, comprend toute une série demachines, décrit en particulier une machine à filer en gros et une autre àfiler en fin. La première de ces machines a, dit linventeur, la forme dunmull-jenny ; mais la filature sy opère comme dans les petites mécaniquesconnues sous le nom de jeannettes. On y trouve en effet la pince ( rising -flide) de la jeannette, qui se compose de deux pièces de bois canneléessapprochant ou séloignant lune de lautre, entre lesquelles passent lesmèches de matières filamenteuses. Cette pince se ferme entièrement pourarrêter létirage pendant le renvidage.

La machine à filer en fin diffère peu de cette dernière.

Le gouvernement fit en 1807 lacquisition du brevet de M. Douglass,afin den faire jouir aussitôt le public. A cet effet, un assortiment completfut déposé au Conservatoire des arts et métiers pour servir de modèle auxconstructeurs.

Cependant, malgré cette assertion et ce document, nous trouvons un

fi) Brevets expirés, vol. ni, page 1.