156
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
brevet de 15 ans, du 3 juillet 1792, délivré à MM. John Browne, Pickfortet C e , pour la construction de machines à filer le colon. Ce brevet, accom-pagné de dessins assez mauvais, décrit néanmoins un métier mull-jennyd’une manière assez peu complète pour laisser penser que déjà alors cegenre de machines était bien connu.
Nous allons essayer d’exposer par ordre de dates les principaux brevetsrelatifs aux mull-jenny s , en indiquant sommairement les perfectionne-ments qui font la base de chaque privilège.
Le premier brevet qui succéda à celui de M. Douglass fut délivré pour5 ans, à M. Derodé-Biémont, pour une machine à filer la laine. Cet appa-reil n’est qu’un mull-jenny ordinaire et très-simple, avec cette particularitéque les broches y sont commandées par des pignons dentés, et qu’enoutre un double segment de roue dentée est destiné à fournir, par lemoyen de l’étirage, la quantité de laine qui doit être transformée en fil àchaque course du chariot. Chaque fois que le secteur présente sa partienon dentée au pignon de l’étirage, celui-ci s’arrête. En changeant ses en-grenages, l’auteur file des espèces de laines plus ou moins fines. Une toilesans fin amène les rubans de laine à l’unique paire de cylindres étireurs.
M. Rawle prit le 1 er septembre 1809, un brevet de 15 ans pour des ma-chines perfectionnées propres à filer et à carder le coton. Cet inventeurperfectionne seulement l’étirage qu’il compose de quatre paires de cylindresmobiles, indépendants les uns des autres et qu’on peut écarter à volonté.
M. Guéroult obtint, le 27 octobre 1809, un brevet d’invention de 5 ans ,pour un mécanisme propre à faire mouvoir le chariot des machines à filerla laine cardée, comme dans le mull-jenny , mais avec cette différence quele chariot recule avec un mouvement uniformément retardé.
Ce perfectionnement consiste simplement dans une transmission demouvement par une corde marchant sur une fusée conique ou poulie àgorge en spirale. La corde s’envidant du plus gros bout au plus petit,attire le chariot d’une manière uniformément retardée.
Le 18 juin 1810, M. Weber obtint un brevet d’invention de 5 ans, pourune machine à filer la laine en gros et en fin.
Les points principaux de ce brevet sont : que l’auteur n’emploie qu’unepaire de.cylindres cannelés au lieu de trois, et qu’il rend le mouvementrétrograde du chariot variable, par le moyen d’une vis en forme de fuséeservant à l’envidage de la corde et présentant une grande analogie deprincipe avec celle du brevet de M. Guéroult.
M. Mayssemer, dans un brevet de 10 ans, du 26 juin 1810, qui com-prend toute une série de machines de filature, décrit deux mull-jennysmunis encore de l’ancienne pince au lieu des cylindres d’étirage. L’inven-teur s’attache à adoucir faction de cette pince.
M. Chatel, qui prit un brevet le 5 juillet 1816, propose d’appliquer auxmétiers mull-jennys un étirage chauffé à la vapeur.
M. Bélanger, dont nous avons parlé déjà plus haut, obtint le 7 décembre