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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ENGRENAGES D’ANGLE, FIG. b A 6.
Lorsque deux axes, quoique situés dans un même plan, ne sont pasparallèles entre eux, on emploie pour les commander des engrenages quiprennent le nom de roues d'angle ou coniques.
Que les deux axes forment ou non un angle droit, le principe du tracéet de la construction de ces engrenages est absolument le même.
Les lois du rapport des vitesses et de la résistance, sont aussi les mêmesque pour les engrenages droits.
Principe du tracé. — Soient AB et CD (fig. 4) les directions desdeux axes qui doivent se commander par une paire de roues d’angle ; lescouronnes des engrenages sont deux troncs de cônes ESF et ESC qui ontune génératrice commune ES, et un sommet commun S, correspondant àcelui de l’angle formé par les axes AB et CD. Le rapport entre les dia-mètres des deux bases EF et EG, tirés d’un même point E, sur la géné-ratrice commune SE, est égal à celui des vitesses réciproques de cesaxes.
Il faut alors, pour établir l’engrenage de 'deux roues d’angle, connaîtrenon-seulement les diamètres de leurs cercles primitifs, mais encore la vé-ritable direction de leurs axes, et chercher tout d’abord la position exactede ces cercles sur ceux-ci, pour ensuite tracer la forme géométrique deleurs dents. Rappelons en peu de mots comment on procède à cet égard.
Procédé graphique. — Après avoir indiqué la position des deux axesdonnés AB et CD (que nous supposons ici à angle droit, comme étant lecas le plus général, mais qui pourraient faire entre eux un tout autreangle, pourvu qu’ils soient dans un même plan et se rencontrent en unpoint S), on mène les droites HE et IE parallèles à ces axes, et aux dis-tances R et r égales aux rayons donnés (0 ra 40et 0 ra 20) des roues. Par leurpoint de rencontre E, on élève EF et EG, perpendiculaires aux mêmesaxes, et on reporte le rayon R de H en F, et celui r de I en G. Si on jointalors les points E, F et G au sommet S, on obtient les cônes primitifs desdeux roues ; et les circonférences des bases EF et EG deviennent leurscercles primitifs.
Les dents dont ces cônes doivent être armés pour constituer l’engre-nage occupent, par rapport aux cercles primitifs, la même position quedans les engrenages droits : mais les flancs et la courbure concourent ausommet S, et leurs deux bouts appartiennent aux surfaces de deux cônesdont les génératrices sont perpendiculaires à celles des cônes primitifs.Par conséquent, ayant porté la largeur Ee des dents sur ES à partir de E,on mènera, perpendiculaire.; à ES, les droites s E E' et / eS', qui serontles génératrices de ces cônes comprenant le profil des dents, à l’extérieuret à l’intérieur de la couronne ou de la jante proprement dite.
Ces cônes, que l’on pourrait appeler complémentaires, se trouvent donc