PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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celle du grand creuset A, et par conséquent à la masse de métal sur la-quelle on veut opérer ; sa grille G peut être chargée, comme précédem-ment, d’un combustible inférieur au coke. On l’alimente par une ouver-ture antérieure semblable à celle o indiquée en coupe verticale fig. 8. Cetteouverture d’introduction se ferme avec une porte en fonte ou en tôle gar-nie intérieurement de briques ou de terre réfractaire.
La partie supérieure du foyer présente aussi une sorte de voûte V àplein cintre, qui est percée d’un certain nombre d’orifices ou de canauxobliques b b, par lesquels la flamme et la fumée peuvent se dégager et serendre dans la capacité supérieure qui renferme le grand creuset A, ouau besoin deux creusets analogues, en augmentant alors les dimensionsdu fourneau. 11 en résulte que toute la surface extérieure de ce creu-set est complètement léchée par le calorique. Ce n’est donc qu’aprèsavoir parfaitement chauffé toutes ses parties que la flamme et la fumées’échappent dans les carneaux c, qui les conduisent soit à une cheminéecommune, soit à des cheminées distinctes.
Plusieurs orifices sont ménagés sur le creuset pour permettre d’v intro-duire le métal et sont bouchés par des bouchons en terre n que l’on peutenlever quand on veut connaître le degré d’opération auquel on estarrivé.
Des ouvertures correspondantes sont aussi pratiquées dans l’épaissenrde la seconde voûte V', ou de la maçonnerie qui recouvre le four, et ellessont fermées de même par des bouchons en terre n' que l’on retire chaquefois qu’il est nécessaire de vérifier le travail.
Le fond du creuset, qu’il est bon de faire légèrement en pente, est percéà une extrémité pour faire écouler le métal quand il est parvenu à sondegré de fusion.
Pour introduire ce creuset dans l’intérieur du four, on a le soin deménager sur le devant une large ouverture que l’on ferme avec une porteen fonte doublée également de terre réfractaire ou par tout autre moyen.
Des carneaux latéraux K sont pratiqués dans le massif et sur toute lalongueur du four pour laisser circuler l’air atmosphérique et par suiterefroidir la masse extérieure.
Pour activer la combustion on applique sous la grille un ou plusieurstuyaux j que l’on met en communication avec l’appareil soufflant, afind’envoyer dans le foyer un courant d’air forcé dont on règle d’ailleurs lapression et la quantité comme on le juge convenable.
Un robinet, une valve ou un registre r appliqué sur chaque tuyau per-met toujours d’ouvrir plus ou moins et par conséquent d’augmenter ou dediminuer l’action du courant selon les besoins.
Si on veut employer de l’air chaud, il suffit de faire passer les tuyauxdans la masse même du four, afin qu’ils puissent être échauffés par le con-tact de celui-ci avant de se rendre au-dessous de la grille.
Four a grand nombre de creusets. — C’est ce qui est supposé sur