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FABRICATION DE L’ACIER FONDU.
les fig. 8 et 9 qui représentent une disposition de four analogue, mais ap-pliqué à chauffer une grande quantité de creusets a de moindre dimen-sion, pour servir au besoin à fondre de fortes pièces de 4 à 500 kilogr.et plus.
On voit de même par ces figures que la disposition du four est semblableà celle qui précède ; elle n’en diffère en effet que parla forme et le nombredes creusets.
La sole sur laquelle reposent ces derniers et dont le dessous n’est autreque la voûte du foyer F, forme, par toutes ses ouvertures b, une sorte degrille en briques ou en terres réfractaires, laquelle livre, à la fois, ungrand nombre de passages à la flamme et à la fumée.
Dans cette disposition comme dans les précédentes, toute la chaleur quise dégage du combustible est parfaitement utilisée et on peut de mêmevérifier aisément les opérations successives toutes les fois qu’on le jugenécessaire.
On comprend sans doute que l’on peut ainsi disposer facilement plu-sieurs fours semblables adossés l’un à l’autre ou placés parallèlement etcommuniquant à une cheminée commune, comme aussi alimentés indis-tinctement avec de l’air froid ou avec de l’air chaud refoulé à des degrésconvenables que l’on varie à volonté.
Toute la masse de chaque four est consolidée par des armatures en ferou en fonte comme les fours ordinaires à puddler ou à réchauffer.
Enfin chaque appareil, quel que soit le nombre de foyers, et quelles quesoient aussi la quantité et les dimensions des creusets, pouvant fonction-ner séparément, permet toujours de faire la réparation d’un four pendantque les autres sont en activité.
C’est avec de telles dispositions que les auteurs parviennent à obtenirles résultats que nous avons mentionnés plus haut, c’est-à-dire à réaliserune économie notable sur le combustible, à mieux utiliser le calorique, àrendre le service des ouvriers plus facile, et à produire des pièces degrandes dimensions.