278
PUBLICATION INDUSTRIELLE-
se réglera facilement d’après celui-ci; il n’y a plus qu’un calcul de propor-tion à établir.
Une condition essentielle à remplir dans la construction de ces métiers,c’est de monter les cylindres étireurs aussi près que possible des broches,afin de faciliter la régularité de la torsion, car si elle avait lieu sur un filtrop long, il est évident qu’elle ne pourrait être aussi uniformémentrépartie.
Si, comme cela arrive le plus fréquemment, on file du n° 10 à 15 mé-trique, la production par broche et par jour de 13 heures, pour une vitessede 4000 tours aux broches, sera de
0*26 à 0*28 ;
pour du fil n° 24, la production sera de
0*066 à 0*068;
pour du fil n° 40, au maximum, de 0^020.
La comparaison de ces chiffres démontre le peu de service que ce genrede métier peut rendre pour les fils fins. Il est vrai qu’on cite quelquefoisdes produits obtenus en Angleterre, qui sont un peu supérieurs pourdes finesses correspondantes; mais nous pensons qu’on donne alors oudes exceptions ou des fils qui ont été fabriqués avec du coton de qualitésupérieure, ou enfin pour lequel les préparations ont été particulièrementsoignées.
«Il est évident que des mèches bien laminées, convenablement doubléeset tordues, disposées en bobines bien serrées, se laisseront mieux filer,casseront moins souvent, et donneront plus de résultat dans un tempsdonné que si elles ne s’otfraient pas dans des conditions aussi favorables.Mais nous pensons, dit M. Alcan, que l’on peut considérer comme desmoyennes exactes et avantageuses les produits que nous venons de donnerpour des métiers dont les broches font généralement de 4000 à 4500 toursà la minute, vitesse qu’il ne nous paraît pas convenable de dépasser, quoi-qu’on nous ait cité des métiers anglais faisant de 7 à 9000 tours. »
Avec le système à engrenages de M. Muller, la production est notable-ment plus considérable. Ainsi, dans tous les métiers continus où il a rem-placé les poulies et les cordes par les roues dentées à friction, il a obtenu40, 45 et jusqu’à 50 p. 0/0 de produits en plus.
MÉTIER MULL-JENNY PERFECTIONNÉ, A ENGRENAGES DÉBRAYANTS ET A FRICTION(FIG, 5 ET 6, PE. 23.)
Si, dans les métiers qui précèdent, le travail s’effectue, comme on vientde le voir, d’une manière continue, il n’en est pas de même du mull-jenny,dans lequel il est au contraire alternatif ; on sait que le renvidage n’a lieu