FILATURE.
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que lorsque les cylindres étireurs ont fourni une certaine longueur demèche, dite aiguillée , et qu’elle a été tordue pour être transformée en fil.
Il est inutile de donner la description complète d’un nmll-jenny ordi-naire, parce qu’il est maintenant bien connu, et que d’ailleurs en décrivantrécemment un self-aeting, on a pu suffisamment comprendre toute sacomposition. Nous ne ferons donc qu’en rappeler succinctement les élé-ments essentiels et nous n’avons représenté sur le dessin que la partie nou-velle, le mouvement des broches pour engrenages, qui est aujourd’huiregardé comme un grand perfectionnement apporté à ces machines.
Ainsi, la fig. 5 est une coupe verticale et transversale de la partie fixedu métier, faite par le milieu des cylindres cannelés.
La fig. 5 bis est une coupe transversale de chariot, faisant voir en poin-tillé la place qu’occupe la partie fixe du métier.
La fig. 6 est un fragment de vue de face du chariot seulement.
Ces figures montrent principalement la commande des broches, tous lesautres mouvements sont supprimés.
La machine se compose de trois bâtis parallèles en fonte A, disposés àégale distance au milieu et aux extrémités. Ces bâtis sont fondus avec despatins p, qui les assujétissent solidement sur le plancher ; à leur partie su-périeure, ils portent des supports de fonte S, reliés par les règles ou tablesétroites d, qui reçoivent les grosses bobines B, chargées de mèches venantdes préparations, et en dessous par la traverse à nervure C, sur laquellereposent les supports des cylindres étireurs, et que l’on appelle à cet effetporte-système.
L’étirage consiste, comme dans les continus, en trois cylindres cannelésen fer c, c' et c 2 , disposés parallèlement entre eux, dans le même plan surtoute la longueur du métier, et surmontés des rouleaux de pression v, éga-lement en fer, mais unis et recouverts de deux enveloppes dont l’une endrap et l’autre en cuir, afin de présenter une certaine élasticité. On lescharge, comme à l’ordinaire, de contre-poids J, agissant par l’intermédiairede leviers sur les chapeaux ou sellettes x, qui recouvrent les tourillons.
Les mèches de préparation a , pour se rendre aux étireurs, passent d’a-bord dans les œillets / fixés au bâti ; et se réunissent ensuite dans les bar-binsi, adaptés à la tringle longitudinale g. Ces barbins sont supprimésdans certains métiers français , et sont plus généralement employés enAngleterre.
Le fil, à la sortie des cylindres étireurs, se rend à l’extrémité supérieuredes broches b dont la quantité varie ordinairement avec la finesse des pro-duits que l’on veut obtenir; le nombre est rarement au-dessous de 200, etdépasse souvent 300 et même 400; c'est surtout lorsqu’il s’agit d’arriver àune grande ténuité; car chacun produisant moins, on en augmente laquantité.
Toutes les broches sont disposées parallèlement entre elles, suivant unmême plan incliné. Dans le système à cordes, elles portent cà des hauteurs