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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Septième et huitième dispositions. — Quoique les divers systèmesque l’on vient de voir soient plus spécialement appliqués aux broches demull-jenny , il est facile de concevoir qu’on peut également en fairel’application aux broches de métiers continus, en tenant les pièces un peuplus fortes. Toutefois M. Muller admet de préférence, depuis quelquetemps, pour ces métiers, les dernières dispositions indiquées sur les fîg. 17à 20, qui se distinguent des précédentes surtout parce qu’elles donnent lafacilité de pouvoir aussi bien débrayer ou embrayer avec le pied ou legenou qu’avec les doigts, ce qui est avantageux dans certains cas, en ceque les ouvrières ont alors les deux mains entièrement libres.
Dans les fig.17 et 18, on remarque que l’embase en fonte d 2 , qui est iixéeà la broche, et contre laquelle le moyeu du pignon doit s’appliquer, poussépar le ressort r', présente la forme d’un disque ou plateau circulaire quidésaffleure la base de l’engrenage et même sa denture, afin de garantircette dernière ; cette saillie est suffisante pour qu’en appuyant sur la cir-conférence ce disque et la broche soient arrêtés, car quoique l’adhérencesoit assez grande, pour que le pignon les entraîne dans sa rotation, lors-que aucune pression extérieure n’a lieu contre ce plateau, néanmoins ellen’est pas assez considérable pour produire cet effet, lorsque le contraire alieu ; le pignon fait friction, il y a glissement, mais non entraînement.
Il résulte donc de cette combinaison qu’il suffit d’appliquer légèrementle genou contre le bord du disque, quand on veut arrêter la broche, pourreprendre un fil cassé, ou pour toute autre cause, et de lâcher dès qu’onveut la remettre en action. Quelques trous o' sont pratiqués dans l’épais-seur la plus faible du plateau pour servir à graisser au besoin.
Sur les coupes, fig. 19 et 20, le contact et la friction ont lieu sur dessurfaces coniques, et non sur des parties planes, mais il est évident que lamanœuvre s’effectue absolument de la même manière.
Ces dispositions ne sont pas seulement applicables aux métiers continuspour le coton et la laine, mais encore aux métiers en usage dans la filaturedu lin et du chanvre.
DIFFÉRENCE DES FRAIS D’ENTRETIEN ENTRE LES MÉTIERS A CORDESET LES MÉTIERS A ENGRENAGES.
Dans un mémoire imprimé tout récemment, M. Muller, après avoir faitressortir les avantages de son système appliqué aux métiers à filer, auxmachines à retordre et à doubler les matières filamenteuses, donne uneliste très-longue des principaux manufacturiers qui l’ont adopté dans leursfilatures, et il termine par le tableau suivant qui montre l’économie qu’ilpermet de réaliser sur l’ancien système à poulies et à cordes.