FILATURE.
283
Quatrième disposition. — On voit par les fig. 11 et 12 que cette dis-position a beaucoup d’analogie avec la précédente , seulement la fourcheest ici remplacée par une douille/' qui est fondue avec le plateau ou dis-que d,', et à sa partie inférieure sont ménagés deux ergots qui pénètrentdans les coches correspondantes de la base du pignon, en traversantcelles également pratiquées dans l’épaisseur de la bague ou embase e' quiest fixée à la broche. On comprend sans peine que ce système fonctionnealors exactement comme celui de la fig. 9.
Cinquième disposition. — Les fig. 13 et 14 montrent un système debroches à engrenage, dans lequel on a supprimé entièrement l’emploi duressort. La douille du pignon d’angle V qui repose toujours sur la bagued’arrêt s', se prolonge au-dessus et se trouve coupée suivant un planincliné, mis en contact avec un autre semblable qui termine le canon su-périeur en fonte V, et renvoie à ce dernier par une petite goupille g'.
Or, une encoche allongée est pratiquée vers le haut de ce canon pourrecevoir également une autre goupille ou cheville ronde f fixée à labroche. Il en résulte que lorsqu’on soulève ce canon de la hauteur du planincliné, ce qui lui est permis par le jeu laissé à la longueur de l’encoche,le pignon qui l’entraînait par la goupille g f tourne librement et la brochereste immobile. Par suite, pour remettre celle-ci en activité, il suffit delaisser redescendre le canon sur la douille du pignon, la goupille g' ren-contre bientôt l’orifice correspondant, et tout le système est entraîné dansle mouvement de rotation.
Ce système est également appliqué par M. Muller dans les métiers mull-jenny.
Sixième disposition. — Dans la combinaison indiquée fig. 15 et 16, etqui a fait le sujet d’une addition prise en 1851, sur son brevet primitif,M. Muller a cherché à appliquer de véritables engrenages coniques à den-tures convergeant exactement au centre ou au point de rencontre desdeux axes sans excentrer ceux-ci. A cet effet, il s’est arrangé pour placerla crapaudine qui reçoit le pivot de la broche au-dessus de l’arbre horizon-tal portant les roues d’angle de commande.
Toutes les crapaudines, situées à la môme hauteur, sont alors ajustéessur une plate-bande en métal P, qui se fixe sur les bâtis du métier au-des-sus de l’arbre k, au lieu de se placer au-dessous. Cette disposition rac-courcit la hauteur de la broche, et son pignon vient très-près de sonpivot.
Quant au mécanisme d’embrayage, on reconnaît qu’ii a beaucoup desimilitude avec celui indiqué dans les fig. 7 et 8, si ce n’est qu’il est ren-versé. Ainsi la base conique a' se trouve en contre-bas au lieu d’être encontre-haut, et par suite le ressort à boudin r f est placé au-dessus au lieude se mettre au-dessus du pignon. On comprend, du reste, que la ma-nœuvre s’effectue exactement de la même manière, soit pour arrêter labroche, soit pour la faire marcher.