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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
d’une demi-travée, sont entre elles en raison inverse de leurs bras delevier, et on a :
d’où
«L’effort E' exercé dans le sens des arcs aux naissances, suivant la tan-gente au premier élément des arcs, est égal à la résultante des deux forcesP et E ou à
E' = I^E 2 4- P 2 [2]
« Ces expressions ne fournissent aucune relation absolue entre la gran-deur des efforts E, E' et la hauteur verticale qu’on doit donner aux arcs.Mais les arcs, pressés dans le sens de leur longueur, résistent, comme leferaient des piliers, d’autant mieux que leurs sections transversales sontplus étendues. Et, à égalité de matière employée, les arcs creux, de mêmeque les colonnes, résistent mieux que les arcs à section pleine.
«Lorsqu’on fait usage d’arcs à sections planes, ils sont contrevérités lesuns par les autres, de manière à ne former ensemble qu’un seul arc, etchacun d’eux est soutenu latéralement à des points assez rapprochés pourqu’il ne puisse plier dans le sens de la plus faible dimension.
« La somme des sections des arcs dépend de la qualité du métal em-ployé et de la charge que ce métal peut supporter sans s’écraser. Lacharge qu’on fait porter à la fonte est d’environ 3 kilogr. par millimètrecarré. Ainsi, S représentant la somme des sections des arcs, à la clef, ondoit avoir pour la fonte
E
S = — millimètres carrés,
O
et S' représentant la somme des sections aux naissances, on doit avoir
E'
S' = — millimètres carrés
O
« Dans le cas où le poids d’un pont décroît à partir des naissances jus-qu’à la clef, mais d’une manière symétrique pour les deux côtés d’une