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L’ensemble de ces voies avait une pente à peu près uniforme de 3 mil-limètres par mètre depuis l’origine, située à 150 mètres des viaducs, jus-qu'à la culée opposée. Les rails reposaient sur de longues pièces de char-pente supportées , en partie sur les piles, en partie sur des montants en-castrés dans le sol par leur extrémité inférieure.
Dans la construction du pont de Libourne , qui a été exécuté aussi de-puis peu, sur le chemin de fer de Tours à Bordeaux , l’ingénieur a crudevoir établir les rails transversaux qui portent le chariot et la machine àbarder sur des poutrelles en tôle, formant des espèces de tuyaux à sec-tion elliptique, dont le grand axe est placé verticalement à O" 1 40, et le petitaxe horizontal à 0 m 30.
Cette application de poutrelles en tôle a déjà été faite par plusieursconstructeurs, et en particulier par M. Lemaître, et par MM. Mazeline,qui en ont reconnu les avantages.
Nous avons représenté sur le dessin, pl. 25, tout le système d’échafau-dage et de levage, tel qu’il a été appliqué par M. Krafft au viaduc deFrouard . La description qui suit servira à en bien faire comprendre toutela disposition.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL DE MONTAGE REPRÉSENTÉ SUR LES FIGURESDE LA PLANCHE 25.
Les proportions de notre cadre ne nous ayant pas permis de donnerl’ensemble complet de l’échafaudage , nous avons dû le représenter parparties, comptant sur l’intelligence de nos lecteurs pour en bien saisirle tout.
Sur la (ig. l re nous avons indiqué une élévation extérieure de la moitiéd’une arche du pont, à peu près terminée, mais avec la charpente qui aservi au montage des cintres en fonte ; et sur la fig. 2, une coupe verti-cale de la seconde moitié de l’arche avec l’élévation de l’échafaudage com-plet des rails, et du châssis locomobile portant le mécanisme de levage.
La fig. 3 montre, outre la vue latérale de l’une des piles, une coupetransversale suivant la ligne 1-2-3, de tout cet échafaudage et de l’appa-reil mécanique ; et la fig. 4 fait voir également en section transversale,faite suivant la ligne 4-5, toute la charpente, sur le châssis mobile, maisavec la section des cintres de fonte en place.
On peut reconnaître tout d’abord par ces ligures que l’une de ces deuxvoies ferrées est longitudinale et située à la hauteur des cintres de chaquecôlé des piles, et l’autre est transversale, placée sur le sommet du châssismobile, pour recevoir le treuil proprement dit, ou mécanisme de levage ;par cette disposition il était facile de transporter celui-ci dans toutes lesdirections; le prolongement de la grande voie, à 150 mètres au delà del’une des culées, a permis d’amener ce treuil jusque vers le point mêmeoù toutes les fontes ont été déchargées et classées avant la pose, et l’incli-