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naison de 3 millimètres était particulièrement destinée à lui faciliter lamarche lorsqu’il était chargé.
De l’éciiafaeoage fixe. — Dès que les piles en pierres A du viaducont été montées jusqu’à une certaine hauteur, on a pu établir le grandéchafaudage, sur lequel tout l’appareil mécanique devait fonctionner. Lesfigures du dessin montrent bien la disposition entière adoptée par l’ingé-nieur pour la construction de cet échafaudage.
I! est formé de plusieurs grands montants ou poteaux verticaux en boisdont les uns B sont adossés contre les piles et les autres intermédiaires B',enfoncés comme des pilotis jusqu’à une certaine profondeur dans le sol.Ces montants sont reliés non-seulement par des patins C, et par des tra-verses D, ])', mais encore par des entretoises boulonnées E E', qui leurdonnent la rigidité nécessaire. Des jambes de force F servent, en outre,à les consolider pour porter les poutrelles G G', sur lesquelles on a poséun plancher de service, qui permet d’aller facilement d’une pile à l’autre.
C’est au-dessus de ce premier échafaudage que l’on a organisé les appa-reils de transport et de levage. Ainsi on a formé un vaste châssis horizon-tal, composé de deux grandes longuerines H, et de plusieurs traversesparallèles I, et reposant d’une part sur les poutrelles supérieures G, et del’autre, sur des poteaux obliques J scellés par le basa la partie avancée despiles et reliés par le haut à d’autres pièces de charpente K. Les deuxgrandes longuerines que l’on a eu le soin de consolider dans les partiesnon soutenues par les poutrelles, reçoivent les deux lignes de rails a., quiforment la voie principale dont nous venons de parler. Ces rails ont la formede ceux adoptés dans les chemins de fer et sont de même assujettis par descoins dans des chaises de fonte boulonnées aux charpentes.
De chariot ou châssis LOCQMOBiLE. — La largeur de la voie ou ladistance des deux rails étant de 10"’40, a permis d’appliquer un systèmede chariot ou de châssis mobile d’une grande portée, ce qui était utilepour opérer au besoin sur toute la surface d’une arche du pont. La car-casse de ce chariot ( voyez les détails fig. 5 et 6 ) se compose de quatre fortspieds en charpente L reliés par des entretoises M et par des tirants enfer b. Ils portent à la partie supérieure le grand châssis horizontal N, qui,outre les jambes de force D (fig. 3), est fortement bandé par les arbalé-triers en fer c , afin de pouvoir supporter de fortes charges sans fléchir.A la base du chariot sont quatre roues ou poulies à gorge d , eu fonte,de forme légèrement conique et ayant 0 m 60 de diamètre moyen. Les axesde ces poulies tournent dans des chapes en fonte à nervures e, fixées à lapartie inférieure des quatre pieds du châssis, et ils portent, chacun d’unbout, une roue droite/, avec laquelle engrène un pignon denté g.
Par cette disposition on peut faire rouler tout le système avec sa chargesur toute la longueur de la voie seulement à l’aide de deux hommes quis’appliquent aux manivelles h, rapportées à l’extrémité des axes de chacundes deux pignons. Le rapport entre le diamètre de ceux-ci et celui de leurs