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Tome neuvième.
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VIADUC DE FROUARD .

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roues, était Je i à 8, l'avancement sur les rails était seulement Je 15 à16 mètres par minute. M. Krafft, en faisant l’application de l’appareil dansd’autres cas analogues , a modifié ce rapport, de manière à obtenir unetranslation de 45 à 50 mètres par minute.

Comme les lignes de rails montés sur une charpente aussi élevée, etayant une si grande portée, ne pouvaient être à l’abri de tout mouvement,l’auteur a jugé prudent de ménager aux poulies ou galets des rebords dechaque côté, saillants de 0 m 04, afin d’empêcher le déraillement qui eûtété évidemment très-dangereux.

Au moment de l’installation de ce vaste chariot mobile, quelques per-sonnes, d’ailleurs très-compétentes, avaient émis des craintes au sujet dudéraillement, qui, suivant elles, devait résulter de la moindre différencede vitesse des deux manivelles. Non-seulement ces craintes sc sont trouvén’être pas fondées, mais encore , on a très-souvent fait parcourir auchariot toute la longueur de la voie, en agissant sur une seule manivelle,sans qu’il en résultât le moindre dérangement.

Les hommes préposés au service de ce chariot se placent sur des espècesd’estrades ou de planches mobiles P, que soutiennent des tiges de fer iattachées aux chapes mêmes des galets ; de sorte qu’ils se trouvent ainsitransportés avec l’appareil qu’ils font mouvoir.

Du treuil universel. — Les longuerines supérieures du grand cha-riot sont aussi munies d’un chemin de fer, composé simplement dedeux barres carrées; (fig. 7 et 8) en partie encastrées dans la char-pente. Sur ces rails roulent les quatre galets à gorge /;, qui portent tout lemécanisme. Les axes en fer l de ces galets traversent la base des deuxbâtis de fonte triangulaires Q , reliés dans le haut par une entretoise enfer »?., et dans le bas par des semelles en bois R, formant cadre, et portantdeux faux planchers S sur lesquels montent les ouvriers chargés de lamanœuvre.

Sur l’un de ces axes est une roue dentée n, recevant les mailles d’unechaîne sans fin o, qui communique à un pignon plus petit p, dont l’axeprolongé est commandé par la manivelle q. On fait alors tourner celle-cipour faire mouvoir la chaîne et sa roue, et par suite pour faire avancer letreuil sur la voie transversale. Un seul homme suffit à cette manœuvrelors même que le treuil est chargé de 3500 kilog.

De cette sorte l’appareil peut desservir tous les points de la construc-tion et du chantier de dépôt, puisque d’un côté il peut parcourir avec lechariot qui le porte toute la grande voie longitudinale a, et de l'autre sepromener sur la seconde voie;, qui règne sur toute la largeur.

Comme cet appareil avait à satisfaire, en outre, à la condition d’élever,avec le moins de perte de temps, des fardeaux de poids très-variables, etde les descendre de même, M. Krafft a dû nécessairement l’organiser demaniéré à pouvoir le faire marcher à deux vitesses différentes, tant à l’as-cension qu’à la descente, celte dernière s’effectuant, du reste, par l'action