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Tome neuvième.
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ROGNEUSIIS MÉCANIQUES.

construites depuis près de vingt-cinq ans, et qui ont rendu de bons servicesdans certaines industries, telles que celles relatives à la fabrication du vinet du cidre, en permettant datteindre de grandes pressions sans déployer,à bras dhommes, des efforts trop considérables. On sait quil consiste àménager sur la tête de la vis deux ergots ou deux dents saillantes a,comme celles indiquées sur le plan fig. 10 et la coupe fig. k, et deuxautres semblables à lintérieur du moyeu même du volant, de sorte quelorsquon sapplique aux poignées dont celui-ci est armé, pour le fairetourner, il entraîne naturellement la vis dans sa rotation par le contact deces dents comme si les deux organes étaient solidaires. Mais lobjet le plusimportant de ce mode dajustement est surtout dajouter à laction quandon arrive vers la fin de lopération, cest-à-dire quand on ne peut plusserrer ; cest alors que lon agit par percussion ; pour cela on détourne levolant dun quart de cercle environ , puis on le ramène rapidement surlui-même de telle sorte à produire un choc très-vif sur les dents; on faialors leffet dun coup de marteau, la vis est forcée de tourner encoredune certaine quantité. On peut ainsi obtenir des pressions très-considé-rables avec la puissance dun seul homme.

Du BüTTom. Pour que le papier soit coupé bien rectangulairementet à une longueur déterminée, le constructeur a ménagé dans la plate-forme E une longue rainure e dans laquelle pénètre la base du buttoir Iformant équerre qui doit être également bien dressé sur ses deux côtés.Au-dessous de cette équerre est reporté et fixé à vis lécrou en cuivre V,lequel est ouvert en deux parties pour former ressort, et est traversé parla vis à quatre filets i, afin de permettre de faire marcher le buttoir assezrapidement quand on le juge nécessaire. Cette vis se manœuvre à laide dela manivelle J que lon tourne à la main soit à droite, soit à gauche, sui-vant que lon veut faire avancer ou reculer le buttoir.

Cest contre la face verticale de ce dernier que lon fait appliquer lefond des feuilles de papier ou de carton à couper, après toutefois quona fixé sa position ou sa distance exacte par rapport au couteau. Cettedistance, qui détermine la longueur des feuilles, peut être rigoureusementconnue à lavance par lespèce de compteur appliqué à la tète de la vis.Ainsi cette dernière porte un disque circulaire qui fait corps avec la mani-velle J, et qui porte en dedans un petit cliquet à ressort r (fig. 8), que lonengage dans les dents de la roue à rochet/, également ajustée mais libre-ment sur la tête de la vis. Des divisions tracées sur la circonférence exté-rieure et un index fixe montrent la quantité de tours que lon fait faire àla vis, ou mieux la distance du buttoir au couteau c, et par suite la longueurdu papier.

De la table mobile. Pour obvier à linconvénient que présententpresque toutes les machines à couper le papier de ne pas rogner bien droit,cest-à-dire perpendiculairement à lhorizontale, la plate-forme E est ren-due oscillatoire, afin de pouvoir lui faire prendre une inclinaison détermi-