335
ROGNEUSIIS MÉCANIQUES.
construites depuis près de vingt-cinq ans, et qui ont rendu de bons servicesdans certaines industries, telles que celles relatives à la fabrication du vinet du cidre, en permettant d’atteindre de grandes pressions sans déployer,à bras d’hommes, des efforts trop considérables. On sait qu’il consiste àménager sur la tête de la vis deux ergots ou deux dents saillantes a,comme celles indiquées sur le plan fig. 10 et la coupe fig. k, et deuxautres semblables à l’intérieur du moyeu même du volant, de sorte quelorsqu’on s’applique aux poignées dont celui-ci est armé, pour le fairetourner, il entraîne naturellement la vis dans sa rotation par le contact deces dents comme si les deux organes étaient solidaires. Mais l’objet le plusimportant de ce mode d’ajustement est surtout d’ajouter à l’action quandon arrive vers la fin de l’opération, c’est-à-dire quand on ne peut plusserrer ; c’est alors que l’on agit par percussion ; pour cela on détourne levolant d’un quart de cercle environ , puis on le ramène rapidement surlui-même de telle sorte à produire un choc très-vif sur les dents; on faialors l’effet d’un coup de marteau, la vis est forcée de tourner encored’une certaine quantité. On peut ainsi obtenir des pressions très-considé-rables avec la puissance d’un seul homme.
Du BüTTom. — Pour que le papier soit coupé bien rectangulairementet à une longueur déterminée, le constructeur a ménagé dans la plate-forme E une longue rainure e dans laquelle pénètre la base du buttoir Iformant équerre qui doit être également bien dressé sur ses deux côtés.Au-dessous de cette équerre est reporté et fixé à vis l’écrou en cuivre V,lequel est ouvert en deux parties pour former ressort, et est traversé parla vis à quatre filets i, afin de permettre de faire marcher le buttoir assezrapidement quand on le juge nécessaire. Cette vis se manœuvre à l’aide dela manivelle J que l’on tourne à la main soit à droite, soit à gauche, sui-vant que l’on veut faire avancer ou reculer le buttoir.
C’est contre la face verticale de ce dernier que l’on fait appliquer lefond des feuilles de papier ou de carton à couper, après toutefois qu’ona fixé sa position ou sa distance exacte par rapport au couteau. Cettedistance, qui détermine la longueur des feuilles, peut être rigoureusementconnue à l’avance par l’espèce de compteur appliqué à la tète de la vis.Ainsi cette dernière porte un disque circulaire qui fait corps avec la mani-velle J, et qui porte en dedans un petit cliquet à ressort r (fig. 8), que l’onengage dans les dents de la roue à rochet/, également ajustée mais libre-ment sur la tête de la vis. Des divisions tracées sur la circonférence exté-rieure et un index fixe montrent la quantité de tours que l’on fait faire àla vis, ou mieux la distance du buttoir au couteau c, et par suite la longueurdu papier.
De la table mobile. — Pour obvier à l’inconvénient que présententpresque toutes les machines à couper le papier de ne pas rogner bien droit,c’est-à-dire perpendiculairement à l’horizontale, la plate-forme E est ren-due oscillatoire, afin de pouvoir lui faire prendre une inclinaison détermi-