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Tome neuvième.
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KOGNEUSES MÉCANIQUES.

de fonte avec le bâti A. Ainsi les deux châssis C et D se trouvant solidaires,quand lun monte, l'autre descend, mais tous les deux marchent dailleursobliquement suivant langle des glissières qui leur servent de guide. Latable et le porte-couteau obéissent naturellement à ce mouvement inverseet oblique.

Ces deux châssis arrivés à la fin de leur course, cest-à-dire au moment le couteau c vient rencontrer la plate-forme E, la came m adaptée surle côté de la roue droite M, agit sur la pièce l et fait dégager le manchon hde la douille du pignon P et lengager sur celle du pignon PC Or, celui-ciengrène directement avec la roue M qui alors tourne dans le sens con-traire, et par ce moyen fait, dune part, descendre la table, et de lautre,remonter le couteau, et cela avec une vitesse plus grande comme on peutsen convaincre par le rapport des engrenages.

Une partie de cette combinaison de mouvement, surtout celle des cameset de la crémaillère, ne laisse pas que dêtre compliquée et susceptible dedérangement et dentretien ; aussi lauteur na pas tardé à chercher uneautre disposition qui fût à la fois plus simple et plus économique. On peutaisément la comprendre sur les fig. i à 3. Voici en quoi elle consiste :

Le pignon denté P, qui est adapté à lextrémité de larbre moteur g,engrène avec une roue droite R dont laxe prolongé à travers les châssis defonte, porte à lautre bout un pignon semblable S que lon fait engreneravec une roue plus grande T. Or, laxe de cette dernière, prolongé demôme, forme manivelle à chaque extrémité; ou si lon veut, contre laface de la roue on applique un goujon s qui sert de bouton de manivelle,et de lautre côté, on lapporte un petit plateau t, qui reçoit également ungoujon semblable; cest à ces boutons de manivelle que lon adapte lestètes des bielles en fer U qui, à lautre bout, se relient par articulationaux extrémités dune traverse en fer x fixée vers le milieu de la partieinférieure du châssis mobile D.

Il est aisé de voir que par cette disposition lorsque la poulie motrice Lest en activité, les engrenages transmettent aux boutons de manivelle unmouvement de rotation qui se transforme par les bielles en un mouvementalternatif. Et comme ces bielles sont obliques, ce mouvement seffectuelui-même, suivant une direction inclinée. Toute la table qui repose sur cechâssis reçoit donc le même mouvement ; et par cela même que le châssissupérieur C est relié, comme on la vu plus haut, avec celui-ci par lestringles (7 D' et le balancier de fonte R', il reçoit également un mouve-ment semblable, mais qui se trouve exactement en sens opposé, cest-à-direque quand lun des châssis marche vers la droite, lautre marche vers lagauche, et réciproquement.

Bans cette disposition, on arrête complètement la machine en faisantpasser la courroie motrice de la poulie fixe L sur la poulie folle V (fig. 2et 3), tandis que dans le premier cas, il fallait ramener le manchon dem-brayage dans sa position milieu pour quil nengrène ni avec la douille du