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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
pignon P ni avec celle du pignon p', lesquels alors tournaient librementsans entraîner la roue M qui transmettait le mouvement au système. Afinde régler à volonté la hauteur du couteau c, suivant son plus ou moinsd’usure, on le fixe à la base du châssis supérieur C au moyen de vis à têteconique u, qui lui permettent de glisser dans des rainures verticales etavec des vis de rappel taraudées dans le porte-couteau C (fig. 9),
En résumé, cette rogneuse mécanique est, sans contredit, l’une desmachines qui, de toutes celles que nous connaissons , nous a paru devoirproduire les meilleurs résultats, soit pour la régularité avec laquelle elleopère, soit pour sa bonne construction, soit encore pour l’économie qu’ellepermet de réaliser dans le travail.
DESCRIPTION DE LA ROGNEUSE MÉCANIQUE A FAIRE LES GOUTTIÈRES DES LIVRES,DE M. PFEIFFER, REPRÉSENTÉE SUR LES FIG. 11 ET 12, PL. 26.
Toutes les machines à couper ou à rogner les papiers, soit pour les re-gistres, soit pour les ouvrages de librairie, n’ont pas d’autre but et nepeuvent faire autre chose que de couper suivant des surfaces planes; il enrésulte qu’il leur est de toute impossibilité de faire cette espèce de gout-tière ou de surface creuse qui doit être ménagée sur le côté antérieurparallèle au dos du livre.
On est alors dans l’obligation , pour former cette face, de faire glissertous les feuillets, de telle sorte que leur bord extérieur se trouve dans lemôme plan ; il faut pour cela une très-grande habitude de la part de l’ou-vrier pour que chaque feuillet soit réellement repoussé de la quantité con-venable et pour les ramener ensuite à leur position primitive quand larognure a été faite. Aussi il n’est pas rare de voir des livres reliés ne pré-senter aucune régularité à la surface de la gouttière, oti se dérangerpresque immédiatement aux premières fois qu’on les ouvre.
M. Pfeiffer, s’occupant depuis longtemps de cette branche d’industrie,a cherché à y apporter des améliorations, soit pour opérer avec plus decélérité et d’économie, soit pour obtenir des résultats plus satisfaisantssous le rapport de la régularité et de la perfection du travail. Il s’est doncattaché d’une manière toute particulière à faire une machine qui pût à lafois servir à deux fins, c’est-à-dire couper ou rogner suivant des surfacesdroites, et aussi suivant des surfaces cintrées. Il a imaginé à cet effet plu-sieurs dispositions particulières qui sont susceptibles de remplir le but.Nous allons décrire celle qui nous a paru la plus simple et dont on com-prendra suffisamment le principe à l’aide des fig. 11 et 12 du dessin pi. 26.
Le système de M. Pfeiffer se compose de deux couteaux travaillantséparément et indépendamment l’un de l’autre.
Le premier a est un couteau droit effilé en acier fondu, disposé commedans les rogneuses ordinaires. Il est fixé par des vis à un porte-couteauen fonte A que l’on fait glisser dans des coulisses ménagées sur les parois