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Tome neuvième.
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llOGNECSES MÉCANIQUES.

intérieures du bâti vertical B, en le manœuvrant soit par une bielle et unemanivelle, soit par dautres moyens connus. Quand ce couteau ne doit pasfonctionner, il suffit de le maintenir élevé à peu de distance au-dessus deslivres à rogner, et de ne pas faire mouvoir son mécanisme.

Le second couteau est plus particulier. Il se compose dune lame daciertrès-mince b, que lon a préalablement contournée, suivant une formecirculaire en section transversale (fig. 13) : ce nest autre, en réalité,quune portion de cylindre que lon adapte par des vis à un porte-couteauen fer C fixé lui-même à une sorte de traverse en fonte D, avec laquelleest solidaire le secteur denté E (fig. 11).

Sachant que pour couper des feuilles de papier dune manière nette etprécise, il faut agir en sciant, comme nous lavons dit précédemment,lauteur a combiner son mécanisme pour que le porte-lame ait réelle-ment deux mouvements : lun circulaire alternatif, et lautre rectiligne oude va-et-vient.

De cette sorte, chaque point de larête tranchante marche suivant laforme dune hélice très-allongée dans le sens de la longueur, lorsquon luiimprime un mouvement de rotation.

Le secteur denté engrène avec un pignon droit e dont laxe prolongéporte une roue droite F qui est elle-même commandée par un autrepignon plus large d, monté sur laxe du volant G. Cest par ce volant quelon fait mouvoir le système en appliquant simplement une main à sa cir-conférence.

Il est évident quen le faisant tourner, chacun des engrenages est en-traîné dans la rotation, et par suite le secteur denté lui-même reçoit unmouvement analogue et le transmet à la lame circulaire qui ne sarrête quelorsque son arête tranchante vient buter contre la règle darrêt en bois c,qui sert de véritable buttoir. Elle a donc alors traversé toute lépaisseur dela couche de papier qui compose le livre à rogner.

Mais en même temps que le porte-lame a reçu ce mouvement de rota-tion, il a aussi marché dans le sens transversal, parce que le pignon cl quicommande la roue F dun côté engrène de lautre avec une roue sem-blable II, dont laxe porte un manchon cylindrique /(fig. 12), sur la cir-conférence de laquelle est pratiquée une gorge héliçoïdale. Or, dans cettegorge sengage le bout dun goujon à vis i taraudé dans lépaisseur de ladouille en fonte I assujétie sur le bâti de la machine. Il en résulte quetout en tournant sur lui-même, le manchon est forcé de glisser dans lesens de la longueur de la douille. Et comme il est relié à la traverse defonte J qui porte laxe du secteur, cette traverse transmet à ce dernier lemême mouvement rectiligne, limité à lamplitude de la rainure héliçoïdale.

Quoique le manchon tourne constamment sur lui-même, tout en mar-chant, la traverse ne reçoit que le mouvement rectiligne, parce quil estassemblé avec celle-ci par lintermédiaire dun canon fileté g et dun goujonà tête.