339
llOGNECSES MÉCANIQUES.
intérieures du bâti vertical B, en le manœuvrant soit par une bielle et unemanivelle, soit par d’autres moyens connus. Quand ce couteau ne doit pasfonctionner, il suffit de le maintenir élevé à peu de distance au-dessus deslivres à rogner, et de ne pas faire mouvoir son mécanisme.
Le second couteau est plus particulier. Il se compose d’une lame d’aciertrès-mince b, que l’on a préalablement contournée, suivant une formecirculaire en section transversale (fig. 13) : ce n’est autre, en réalité,qu’une portion de cylindre que l’on adapte par des vis à un porte-couteauen fer C fixé lui-même à une sorte de traverse en fonte D, avec laquelleest solidaire le secteur denté E (fig. 11).
Sachant que pour couper des feuilles de papier d’une manière nette etprécise, il faut agir en sciant, comme nous l’avons dit précédemment,l’auteur a dû combiner son mécanisme pour que le porte-lame ait réelle-ment deux mouvements : l’un circulaire alternatif, et l’autre rectiligne oude va-et-vient.
De cette sorte, chaque point de l’arête tranchante marche suivant laforme d’une hélice très-allongée dans le sens de la longueur, lorsqu’on luiimprime un mouvement de rotation.
Le secteur denté engrène avec un pignon droit e dont l’axe prolongéporte une roue droite F qui est elle-même commandée par un autrepignon plus large d, monté sur l’axe du volant G. C’est par ce volant quel’on fait mouvoir le système en appliquant simplement une main à sa cir-conférence.
Il est évident qu’en le faisant tourner, chacun des engrenages est en-traîné dans la rotation, et par suite le secteur denté lui-même reçoit unmouvement analogue et le transmet à la lame circulaire qui ne s’arrête quelorsque son arête tranchante vient buter contre la règle d’arrêt en bois c,qui sert de véritable buttoir. Elle a donc alors traversé toute l’épaisseur dela couche de papier qui compose le livre à rogner.
Mais en même temps que le porte-lame a reçu ce mouvement de rota-tion, il a aussi marché dans le sens transversal, parce que le pignon cl quicommande la roue F d’un côté engrène de l’autre avec une roue sem-blable II, dont l’axe porte un manchon cylindrique /(fig. 12), sur la cir-conférence de laquelle est pratiquée une gorge héliçoïdale. Or, dans cettegorge s’engage le bout d’un goujon à vis i taraudé dans l’épaisseur de ladouille en fonte I assujétie sur le bâti de la machine. Il en résulte quetout en tournant sur lui-même, le manchon est forcé de glisser dans lesens de la longueur de la douille. Et comme il est relié à la traverse defonte J qui porte l’axe du secteur, cette traverse transmet à ce dernier lemême mouvement rectiligne, limité à l’amplitude de la rainure héliçoïdale.
Quoique le manchon tourne constamment sur lui-même, tout en mar-chant, la traverse ne reçoit que le mouvement rectiligne, parce qu’il estassemblé avec celle-ci par l’intermédiaire d’un canon fileté g et d’un goujonà tête.