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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

quitté la taxe complètement, soit pour navoir point mis à exécution dansles délais fixés par la loi.

Parmi les substances qui ont été indiquées par les différents inventeurspour la composition de ces charbons factices, désignés tantôt sous la déno-mination de nouveaux combustibles , de briquettes , de charbons artificiels,tantôt sous la dénomination de pâtes de bois , de charbons refaits , de car-boléines, de charbons de Paris , etc., on retrouve le plus souvent, surtoutpour les combustibles qui doivent remplacer la braise et le charbon de bois,dans les ménages ou dans certaines industries, les matières suivantes :

La tourbe,

Le poussier de charbon, la sciure de bois,

Les débris de charbon de bois réduits en pondre,

Le goudron ou le coaltar,

Le brai liquide,

Le marc de raisin et autres.

Souvent aussi on remarque que les auteurs proposent dajouter dansleurs mélanges :

De la chaux et quelquefois de la terre glaise en petite quantité.

H est évident que lemploi de ces diverses matières dans la confectiondun charbon factice quelconque, est du domaine public ; aussi lapplica-tion, selon nous, nen peut être brevetable aujourdhui quautant quelleserait faite avec des procédés particuliers, ou quelle contiendrait descombinaisons spéciales non encore indiquées jusquà présent.

NOTICE HISTORIQUE SUR LES COMBUSTIBLES ARTIFICIELS.

Lidée de reconstituer un combustible factice, soit en briquettes, soit enrondins par la carbonisation ou sans la carbonisation, a été émise et maté-rialisée par plusieurs inventeurs depuis de longues années, ainsi quonpeut en juger par les antériorités que nous rappelons ci-après.

En 1811 , M. Burette obtient un brevet dinvention de dix ans pour la fabrica-tion des briquettes, en mêlant des poussiers de charbon de terre, ou de char-bon de bois, ou encore de la tourbe, à une substance collante végétale ou minérale,telle que la farine commune, les produits quon peut retirer des lichens , desmousses, et de toutes les substances autres que les terres ayant assez de ténacitépour réunir le même charbon sous forme solide (1).

On voit que le procédé de M. Burette consiste bien à faire un combustible artifi-ciel au moyen des poussiers de charbon de terre ou de charbon de bois, mais lintro-duction des matières végétales ou minérales comme substance collante sans la car-bonisation , ne peut donner quun combustible produisant de la fumée, et ne pouvantservir que dans les cheminées et non dans les fourneaux de cuisine.

Le brevet obtenu en 1830 par M. Duparge (2), est dans le même cas. Il agglutine

(O Voir le tome jx des Brevets publiés, page 258.

(2) Brevets expirés et publiés, tomexxxi, page tOS.