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Tome neuvième.
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COMBUSTIBLES ARTIFICIELS.

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sines, ou dans les fourneaux de petites dimensions, quil est dun prixinférieur, et quil a le mérite de tenir beaucoup plus longtemps au foyer.Ayant en outre lavantage de ne pas exhaler dodeur, de ne pas déga-ger dacide carbonique ou doxyde de carbone, il nest pas malfaisant,et peut ainsi sappliquer aux usages domestiques comme à un grandnombre de fabrications qui exigent lemploi dune chaleur égale etcontinue.

Un ingénieur aussi modeste que capable, M. David, ancien élève delÉcole darts et métiers, et aujourdhui à la tête dun établissement deconstruction très-important quil dirige avec une grande habileté, a com-biné pour cette industrie des appareils très-intéressants qui ne laissent rienà désirer sous le rapport de la perfection, et qui sont dautant plus remar-quables quils peuvent sappliquer à dautres fabrications.

Avant de décrire ces machines et les procédés de M. Popelin-Ducarre,nous croyons quon ne lira pas sans quelque intérêt la notice historiqueque nous allons essayer de donner sur les charbons artiliciels. On verracombien lon sest occupé de ce sujet depuis vingt-cinq à trente ans.

Nous devrons distinguer toutefois, dans cette question, deux genres decombustibles principaux, cest-à-dire ceux qui sont destinés à remplacerle charbon de terre ou la houille proprement dite, et ceux qui doivent sesubstituer au charbon de bois. Les premiers sont particulièrement appli-cables aux grands foyers dusines, tels que les péras, espèces de briquescomposées de houilles fines mélangées avec du goudron, et fortementcomprimées à la presse ; les seconds sappliquent surtout aux foyersdomestiques, et doivent par cela même ne produire aucune fumée, con-dition essentielle et en même temps très-difficile qui a fait échouer biendes inventeurs.

Cest principalement de ces derniers combustibles que nous traitons danscet article, en décrivant les appareils qui ont été exécutés pour leur fabrica-tion. Nous publierons dans une autre livraison les procédés et les machinesproposés pour la confection des péras, qui ne laissent pas de prendre aussiune grande extension.

En donnant lhistorique qui suit, nous navons pas la prétention defaire connaître in extenso , tous les privilèges qui ont été demandés etdélivrés pour cette industrie, ce serait réellement trop long, et peut-êtremême fastidieux ; nous avous cru devoir choisir, parmi le grand nombre,ceux qui paraissent présenter le plus dintérêt, et en donner une descriptionsuccincte. Nous décrirons nécessairement avec plus de détails les procédésde M. Popelin-Ducarre et de M. Félix Moreau, et après avoir montré leursmoyens mécaniques, nous terminerons notre travail par une liste généraledes brevets pris en France de 1810 jusquà présent, pour tout ce qui con-cerne les combustibles artificiels ou les charbons factices. Une grande partiede ces brevets sont aujourdhui dans le domaine public, les uns parce quilssont expirés, les autres parce quils sont déchus soit pour ne pas avoir ac-