COMBUSTIBLES ARTIFICIELS. 357
on soumet les moules remplis de charbon échauffé à l’action d’une presse ordinaireou hydraulique.
Dans la même année 1843, M. Kirckham prit également un brevet (1) pour unnouveau combustible, qui n’est autre qu’un mélange de sable fin, de poussier decharbon de bois, de poussier de houille grasse et de sulfate de fer en dissolutiondans de l’eau ; on soumet à la pression dans des moules, et on fait sécher, etc.
M. Clerjon, breveté en 1844, emploie, comme M. Wurmser, des détritus devégétaux avec une matière gommeuse, de l’eau de tannin ou du persulfate de ferpour rendre le charbon insoluble dans l’eau. Il fait aussi usage d’un mélange de brai,de résine, de goudron, d’huiles ou d’autres résidus provenant de la fabrication desgaz ; mais tous ces mélanges sont seulement séchés à l’air.
De même, en 1844, M. Chenal (2) indique pour la fabrication de son charbon,la tourbe carbonisée, le charbon de bois, le coke, et comme agglutinants la gommearabique, l’argile, la glu-marine, etc. ; on moule en boudins , on porte les moulesdans une étuve à 60 degrés , mais il ne parle pas de carbonisation.
Le 19 avril 1845, M. Grandjean de Fouchy a pris un brevet d’invention ayantpour titre : Procédé qui recompose les poussiers de charbon de terre.
L’auteur réduit en poudre le charbon de terre, plonge cette poudre dans le gou-dron résidu du gaz, comprime et laisse sécher.
M. Grasset a demandé en 1847 un brevet assez incomplet, dans lequel il indiquecomme moyen d’agglomération l’eau et la houille, et un moulage quelconque ; ilemploie souvent de l’eau de chaux. Mais la description est obscure et insuffisante ,et il est probable que les procédés n’ont pas été exécutés pratiquement avecavantage.
Comme on le voit, un très-grand nombre d’inventeurs se sont occupés de la fabri-cation de combustibles factices.
Tous ont fait des mélanges ou combustibles plus ou moins charbonneux , plus oumoins bons, plus ou moins économiques; les uns ont employé le poussier de houille,les autres le poussier de charbon de bois. L’agglutination a eu lieu très-généralementà l’aide de matières végétales non carbonisées avant le mélange ou avec des matièresargileuses; quelques-uns indiquent comme matière agglutinante le goudron ou lesmatières bitumineuses, mais ou ils chauffent à une température insuffisante pourcarboniser, ou ils opèrent sur du poussier de houille; le moulage est indiqué dansplusieurs brevets, la carbonisation est décrite dans la plupart, soit en introduisantles moules dans les fours, soit en carbonisant les charbons moulés sans les moules,mais aucun ne donne la série des procédés , ni la composition précise descombustibles indiqués par MM. Popelin-üucarre , et de ceux indiqués parMM. de Coutard et Moreau.
Ce sont les procédés de ces fabricants que nous allons faire connaître,puis nous décrirons avec détails les appareils appliqués dans la fabrication.
D) Brevets publiés, tome lxtiit, page 418.(2 Brevets publiés, tome lxi, page 177.