358
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
EXPOSÉ DES PROCÉDÉS DE 19. POPELIN-DUCARRE POUR LA FABRICATIONDU CHARBON DE PARIS .
Le premier brevet de M. Popelin-Ducarre est du 4 août 1845.
L’auteur prend de la tannée qu’il mélange avec un quart de son poidsde houille grasse en poudre ; il en fait une pâte solide en ajoutant unequantité suffisante de goudron de houille ou de toute autre substance car-burée végétale ou minérale, telle que les bitumes, les résines, etc.; onplace cette pâte, soit dans des moules, soit dans des pots, et on la carbo-nise selon les procédés ordinaires, mais le mode le plus convenable estcelui d’un four semblable à ceux qui servent à la carbonisation du noiranimal. Après la première impression de chaleur, le gaz qui provient de lahouille et du goudron s’enflamme et suffit ainsi à alimenter la chaleur né-cessaire à la carbonisation ; dès qu’il ne se dégage plus de gaz à travers lafissure des pots, on ouvre les fours, et on obtient ainsi un produit queM. Popelin appelle coke-charbon.
Pans une première addition du 5 novembre 1845, M. Popelin-Ducarreremplace la tannée par la tourbe et ajoute une très-faible quantité dechaux vive.
Sa deuxième addition du 1 er avril 1846 a pour but d’admettre le pous-sier de charbon de bois au nombre des substances ligneuses qu’on peutfaire entrer dans le mélange déjà décrit dans le brevet principal du4 août.
Le 6 février 1847, M. Popelin prend un nouveau brevet principal danslequel il indique les mélanges suivants :
1° Goudron ou toute autre substance bitumineuse analogue ou carburéeavec poussier de charbon de bois provenant, soit des déchets ou de la pul-vérisation du charbon de bois, soit de la carbonisation de la tannée ou detoute autre substance ligneuse ;
2° Goudron ou autre substance analogue, poussier de coke et poussierde charbon de bois comme précédemment ;
3° Goudron et déchets de nouveaux charbons obtenus ;
4° Carbonisation de la tannée avec une faible partie de houille et degoudron, addition de goudron, du poussier ainsi obtenu, puis moulage etcarbonisation en vase clos.
Et le 22 mai suivant, il indique :
1° Pulvérisation des débris, poussiers ou escarbilles de coke, cette ma-tière pulvérisée est humectée de goudron, de houille ou de toute autresubstance carburée, résineuse ou bitumineuse sans autre matière.
Le goudron n’entre dans le mélange qu’en quantité suffisante pour for-mer un corps pâteux propre à être mouillé après le moulage, carbonisa-tion en vase clos.
2° Traitement de la même manière de la tourbe, du poussier de tourbecarbonisée ;