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3° Emploi simultané et en quantité égale des substances, le coke et latourbe.
M. Popelin-Ducarre a pris un brevet spécial pour ses appareils de fabri-cation, à la date du 1 er août 1846.
EXPOSÉ DES PROCÉDÉS DE M. FÉLIX MOREAU.
Le premier brevet de M. Moreau date du 29 août 1846; ce brevet estaccompagné de trois certiücats d’addition. Le 12 juin 1850, il prit un nou-veau brevet primitif. Cet inventeur prend delà houille fine destinée à fairefaire corps au mélange par l’action de la chaleur; il ajoute des poussiers oumatières menues , et il met le mélange dans des gazettes coniques ; il letasse et le recouvre d’un couvercle percé de trous, puis il carbonise enrecueillant les produits de la combustion.
II emploie aussi de la colle pour l’agglomération.
Il ajoute une bouillie d’argile.
Il remplace aussi la houille par le brai de goudron pulvérisé (braisée).
Il ajoute souvent à ses mélanges du peroxyde de manganèse ou des selsprovenant des substances ayant de l’affinité avec l’oxygène.
Dans son addition du 29 juillet 1850, il dit qu’il met les poussières bienpulvérisées et bien mélangées dans des gazettes en fonte coniques ou biendans des tubes de tôle évasés, fermés par le petit bout, qu’il place perpen-diculairement dans des boîtes en fonte à claire-voie et le gros bout endessus, et qu’il bouche avec un petit tampon qu’il presse sur le mélange,mais en laissant le libre passage au gaz.
Il emploie la tourbe, les sciures, les écorces et les copeaux de bois, latannée, les marcs, les broussailles, les broutilles, etc. ; il leur fait subir lacarbonisation en vases clos ou bien la distillation dans une cornue en uti-lisant les gaz.
Et dans une autre addition du I e1 mars 1851, il emploie toutes les ma-tières combustibles carbonisées, non collantes, à l’état de poudre impal-pable qu’il constitue en un tout homogène solide par les moyens suivants :
Il mélange de ces poudres avec des matières combustibles friables,fusibles, collantes, telles que la houille dure, grasse, collante, les matièresbitumineuses, ou avec toutes autres matières collantes, minérales, végé-tales ou animales pulvérulentes.
II comprime et tasse le mélange dans des tubes ayant de petites ouver-tures au pourtour pour donner issue aux gaz ; puis il maintient le tamponau moyen d’une chevillette en fer.
Le mélange est employé à sec, la carbonisation a lieu; le retrait de lamatière qui s’opère alors dans les tubes permetde retirer les pièces moulées.
Il enflamme les gaz par l’introduction de l’air neuf et indique l’emploides deux fours.
Ce que l’inventeur appelle la première classe de ses produits se composede deux qualités :