COMBUSTIBLES ARTIFICIELS. 367
faite par l’axe sur la fig. 9, en coupe transversale sur la Gg. 10, et en vueextérieure par le bout du côté du moule Gg. 11.
Cette machine, qui est aussi de M. David, repose sur le même principe quecelle à mouler le chocolat en usage dans l’établissement de M. Devinck,à Paris .
La matière sortant des mélangeurs précédents (Gg. Iet2) est verséedans la trémie en fonte A, qui la distribue dans l’intérieur du cylindre Balésé dans toute sa longueur et terminé par un tronc de cône B' qui estalésé également.
Sur la bride ménagée à la plus petite base de ce tronc de cône est bou-lonné un moule en fonte C, de forme cylindrique intérieure et à doubleenveloppe, afin de pouvoir être chauffé au besoin par un courant devapeur ou d’eau chaude.
Dans le grand cylindre B est ajustée une vis sans Gn H, dite vis d’Archi mède , en tôle, de 0 m 015 de pas, qui, par le mouvement rotatif que luitransmet la roue dentée D, commandée par le pignon D', a pour effetde refouler la matière à mesure qu’elle sort de la trémie, et de la compri-mer dans le moule C.
Un excentrique circulaire E ûxé au bout de l’arbre du pignon D' faitmouvoir une valve en tôle V glissant à l’extrémité du moule, et qui, danssa marche alternative devant ce moule, coupe les boudins de longueur, aufur et à mesure qu’ils fuient au dehors.
Le noyau de la vis est creux, aGn de permettre d’y introduire de lavapeur que l’on y fait arriver par le tuyau à sluffing-box K, ainsi que dansl’enveloppe du moule. Ce chauffage a pour but d’éviter l’adhérence dugoudron sur les parois de la vis du cylindre et du moule.
On comprend sans doute qu’avec une telle machine, qui est d’une con-struction très-simple, on ne peut produire autant qu’avec la précédente.Cependant, en faisant tourner la vis à une vitesse de 50 révolutions parminute, comme à chaque tour on peut obtenir un boudin de 0 m 12, lon-gueur du pas, le travail obtenu par heure sera de
50 x 60 =3,000,
soit 3,000 x 10 = 30,000 boudins par journée de 10 heures.
Ainsi, avec cinq machines semblables, on produirait 150,000 boudins deO" 1 12 de longueur par jour.
Les cylindres ou boudins en pâte moulée sont exposés pendant trente-six à quarante-huit heures dans un endroit aéré, aGn de prendre plus deconsistance par une première dessiccation.
Fours de carbonisation (pl. 29). — M. Popelin a été successivementamené à construire différentes dispositions de fours pour carboniser sesboudins de charbon factice. Nous décrirons les deux principales, quiparaissent réunir toutes les conditions les plus favorables pour une carbonisation régulière et économique.