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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La première, composée de quatre fours, est représentée sur les fig. 3et 4 du dessin pl. 29. Elle se distingue par l’application de chariots mo-biles portant les creusets pleins de boudins et roulant sur une voie ferrée.
Le charbon sortant des machines à mouler est mis dans des pots en terrecuite A, que nous appelons creusets et que l’on charge sur plusieurs rangs,en quantité suffisante, sur la paillasse mobile ou le chariot proprementdit C, lequel chariot est introduit dans le four par un chemin de fer D.
Le four étant clos, c’est-à-dire la porte K' étant baissée et Iutée avecsoin, on chauffe toute la masse de ces pots en chargeant la grille G. Lesgaz provenant de la carbonisation s’échappent par les orifices O, qui com-muniquent par un grand canal O 7 , à une cheminée d’appel commune à tousles fours.
M. Popelin a pensé qu’une partie de ces gaz enflammés dirigée dansles canaux d’une chaudière à vapeur, est plus que suffisante pour chauffercelle-ci et produire la vapeur nécessaire à la mise en mouvement de lamachine qui fait fonctionner les appareils précédents sans aucun autreemploi de combustible.
Lorsque la carbonisation est effectuée, on lève la porte K 7 du four, et,sortant le chariot C, on l’amène sur la plate-forme d’un second chariot X,qui est situé dans un plan inférieur et qui roule sur une deuxième voieferrée P perpendiculaire à celle des fours. Ce second chariot, chargé dupremier, vient le présenter sur un chemin de sortie appliqué vers le boutde l’atelier où s’effectue l’opération de dépotage.
Chaque four a un chariot semblable au premier avec son chemin de fercorrespondant. Le second chariotX, circulant sur la voie de fer P, est com-mun à tous les fours et remplace les plaques tournantes. ]>e cette sorte leservice est extrêmement facile et peut s’effectuer très-rapidement.
On voit que l’auteur a cherché à réunir, dans cette opération de la car-bonisation des boudins, les deux points importants suivants :
1° L’application de la paillasse mobile ou du chariot proprement dit C,qui permet d’entrer et de sortir du four 8 à 10 hectolitres de charbonmoulé par chaque charge, avec le secours du chemin de fer qui n’offrepresque pas de résistance ;
2° La facilité de transporter ces chariots, en sortant des fours, jusqu’audehors de l’atelier de carbonisation, sans encombrement, au moyen d’unchariot additionnel X, qui se meut dans une direction perpendiculaire.
Chaque chariot C est monté sur six roues ou galets C 7 , dont les essieuxsont adaptés aux armatures mêmes qui les garnissent. II est disposé de tellesorte que la flamme du foyer G et celle provenant de la carbonisation nepeuvent atteindre les armatures ni les galets.
La seconde disposition de four, proposée par M. Popelin Ducarre, estreprésentée sur les fig. 5, 6 et 7 de la pl, 29 ; on la trouve tout entièredécrite dans l’ouvrage de M. Payen (1).
(I) Précis de Chimie industrielle, 2® édition. — I8SL