COMBUSTIBLES ARTIFICIELS,
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becs allumés chaque soir, donnent près de 5 millions de kilogr. de gou-dron, quantité qui suffirait à une fabrication dépassant 12 millions dekilogr. de charbon.
Une seule fabrique, montée à Paris par M. Popelin-Ducarre, obtientjournellement, dans quatre fours à double moufle, 150 hectolitres de char-bon pesant ensemble 4,950 kilogr., ce qui représente une productionannuelle de 1,792,000 kilogr.
DESCRIPTION DES APPAREILS DE M. MOREAU, REPRÉSENTÉS SUR LES FIGURES
DES PL. 29 ET 30.
Les appareils brevetés au profit de M. Moreau, et qui ont été mis à exé-cution par M. David, pour une usine montée également à Paris , dans lefaubourg Saint-Antoine, et destinée à fabriquer le charbon factice ditcharbon de ménage , comprennent :
1° Un broyeur mécanique composé de deux roues cannelées, de formearrondie, roulant dans une auge circulaire ;
2° Un mélangeur construit sur le même principe, mais avec un bac àdouble fond qui permet de chauffer par un courant de vapeur ou d’eauchaude;
3° Une machine à moule double, fonctionnant directement par la puis-sance de la vapeur ;
4° Un four de carbonisation avec une disposition spéciale pour recueillirles gaz provenant de l’évaporation du goudron.
Ces divers appareils présentent des combinaisons particulières qui nousont paru d’un intérêt d’autant plus grand, qu’elles peuvent aussi êtreappliquées, avec des modifications, dans d’autres industries. Or, notrebut, en publiant les procédés, les moyens mécaniques employés dans cer-taines fabrications, n’est pas seulement de les répandre, de les faire con-naître au public, mais encore de donner aux mécaniciens, aux ingénieurs,aux manufacturiers, des idées nettes et précises sur des mécanismes nou-veaux dont ils pourront toujours, soit dans une circonstance, soit dansune autre, faire une heureuse application.
Du broyeur (pl. 29). — Les figures 8, 9 et 10 du dessin pl. 29 repré-sentent en élévation, en plan et en coupe verticale le système de broyeuremployé à réduire en poudre les poussiers ou résidus de charbon de bois,que l’on a préalablement passés dans un blutoir pour en extraire les par-ties les plus fines, afin de ne pas les soumettre inutilement à l’appareil.
Ce broyeur, qui, comme principe, a de l’analogie avec le système àroues ordinaire en usage dans la fabrication du mortier, se compose :
1° D’une auge circulaire en fonte À reposant, soit sur des pièces decharpente, soit sur un massif en maçonnerie, et reliée par ses rebordsintérieurs à un grand croisillon C, qui sert à recevoir le collet d’un arbrevertical en fer D ;