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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
2° De deux roues droites et verticales en fonte E, qui sont ajustées libressur un essieu transversal en deux pièces F, et dont la surface extérieurearrondie suivant un arc de cercle, est garnie de cannelures angulaires quibrisent la matière soumise à leur action.
Les deux parties qui composent l’essieu F sont ajustées dans les em-brasures d’un plateau de fonte G, monté sur l’arbre vertical D, au-dessusde son croisillon, et elles y sont chacune simplement retenues par uneforte goupille en fer a, qui leur permet de prendre au besoin une légèreinclinaison, selon la plus ou moins grande quantité de substances conte-nues dans l’auge, et ensuite selon la montée ou la descente des roues can-nelées lorsqu’elles tournent dans cette dernière.
L’arbre D est mis en mouvement par la roue d’angle H, qui est rappor-tée à sa partie inférieure, et commandée par le pignon I, monté sur l’arbrede couche en fer J, que l’on fait mouvoir par un moteur continu. Il pivotesur la crapaudine b, ajustée au sommet de la poêlette ou chaise enfonte K.
Dans la partie supérieure du plateau G, on a rapporté une pièce debois L, qui, à l’une de ses extrémités, porte une ou deux râcles de tôle c,obliquées en sens inverse, pour ramener constamment vers le milieu oule fond de l’auge les matières à broyer, afin qu’elles se trouvent engagéessous les meules verticales, et pulvérisées, par suite, au fur et à mesure dela rotation et de la translation de ces dernières.
Quand on juge que le poussier est suffisamment broyé, on fait descendrele ramasseur en tôle M, qui est suspendu par sa tige verticale à l’extré-mité du grand bras de levier N, terminé par une poignée que l’ouvrierchargé de ce soin manœuvre à la main, et en même temps il ouvre unregistre inférieur appliqué à l’ouverture O, qui a été pratiquée vers lefond de l’auge, de sorte qu’en deux ou trois tours celle-ci est complète-ment vide. On recommence immédiatement l’opération, en versant dansl’auge une nouvelle quantité de poussiers bruts.
La vitesse imprimée aux meules étant assez considérable, puisqu’ellepeut s’élever à 30 ou 40 révolutions par minute, on comprend sans peineque chaque opération est faite en peu de temps. Aussi la machine peut-elle suffire à une fabrication très-importante.
Du mélangeur (fig. 11 ,pl.29).—Cet appareil, dans lequel on transporteles matières, après leur sortie du broyeur, a beaucoup d’analogie avec cedernier. Il en diffère néanmoins comme forme et comme construction.
Ainsi le récipient circulaire A est disposé autrement. Au lieu d’unecoupe demi-annulaire, il présente une sorte de bac conique qui est fonduavec des rebords intérieurs, afin de recevoir une plaque circulaire a, aumoyen de laquelle on ferme la partie inférieure, pour former double fond,et par suite permettre de chauffer le système soit avec un courant devapeur, soit avec de l’eau chaude. Ce chauffage est utile pour maintenir lebrai gras, qui est employé comme substance agglutinante , à une tempéra-