374
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La tige en fer E du piston se prolonge des deux côtés pour s’assembleravec les deux fouloirs de fonte F, F', destinés à comprimer les matières età les refouler dans les matrices, pour en obtenir des boudins ronds de lalongueur et du diamètre voulus.
Les capacités ou boîtes en fonte G G', dans lesquelles glissent ces fouloirssont surmontées de petites trémies II EF, qui reçoivent les substancesagglomérées, et constamment apportées des mélangeurs par des enfautspréposés à ce service. Ces boîtes se terminent par des espèces d’entonnoirsI, F, qui y sont boulonnés et contre la base desquels viennent s’appliquerles matrices proprement dites J F; ils sont à cet effet tournés en creux,pour permettre à celles-ci de pivoter sur elles-mêmes, tout en coïncidantbien ensemble quand elles se trouvent dans le même plan.
Les matrices J J'sont aussi en fonte, percées de 12 trous cylindriques,afin de présenter autant de tubes ou de moules et par conséquent per-mettre de faire 12 boudins à la fois. Elles sont fondues, comme le montrele détail (fig. 6) avec deux tourillons a qui sont portés par des coussinetsK K', pour pouvoir librement faire un quart de tour sur elles-mêmes; cestourillons sont prolongés au delà de la largeur des coussinets, afin de por-ter, d’un côté, les contre-poids L L', qui font équilibre au système, et del’autre, les courtes manivelles MM' à l’aide desquelles on les fait pivoter.
Or au bouton b de chacune de ces manivelles sont assemblées les biellesen fer N N', qui, par l’autre extrémité, se relient de même par articulationà des boutons semblables c fixés aux bras de la grande roue droite enfonte O, qui est simplement ajustée libre sur un goujon à embase d fichécontre l’une des poutrelles en charpente C. Avec cette roue engrène unpignon denté P, dont l’axe e prolongé porte une manivelle Q, que l’on ma-nœuvre à la main, tantôt dans un sens et tantôt dans l’autre.
Les petits pistons g g' appelés débourreurs s’ajustent dans chacun desmoules, et guidés par une cloison de séparation h fondue avec chaque ma-trice , sont réunis par une platine en fer à laquelle ils sont retenus par unécrou. Ces débourreurs ont pour but de faire sortir les boudins après qu’ilssont moulés. A cet effet, le constructeur a placé au-dessus un disque defonte R ou R', attaché à une tige verticale en fer i que l’on fait descendreou monter à volonté au moyen du grand levier à bascule et à contre-poidsS ou S' qui oscille aisément autour de son axe dont les points d’appui sontau sommet des petites colonnes T.
Par cette disposition, il est aisé de comprendre le jeu de l’appareil etles fonctions de ses divers organes.
Observons d’abord que la machine marche par intermittence, et nond’une manière égale et continue, comme dans les moteurs à vapeur ordi-naires. C’est l’ouvrier chargé de la diriger qui doit la faire fonctionner auxinstants nécessaires.
Ainsi il s’applique, pendant le travail, à la poignée du levier horizontalU, auquel est attachée par articulation la tige k, du tiroir de distribution V