CONSTRUCTION DES MACHINES.
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Done, pour connaître le rapport entre la puissance et la pression utilisée pourpousser B contre A, ou pour obtenir l’adhérence, selon les différents points de la cir-conférence où l’on appliquera la résistance, il faudra tenir compte de trois choses;c’est-à-dire :
(à) De l’obliquité d’action de la puissance par rapport à la direction normale ;
(6) Du rapport du bras du levier mnk celui de la longueur invariable qn;
(c) Enfin de l’obliquité de la direction de la pression en q relativement à la direc-tion utile à la pression de B contre A. Il faudra donc pour chaque point trouver lescoefficients abc de ces trois rapports, et on aura alors la formule très-simple :
x=pabc,
p étant la puissance appliquée en m et x le rapport de la pression utile à celtepuissance.
Fig. 3.
Le tableau suivant donne les trois coefficients et les valeurs de x, en faisant varierde cinq en cinq degrés le point d’application de la résistance relativement à celuioù est appliquée la puissance.
On voit par ce tableau que le point qui donne le plus de pression utile est celui oùla distance entre l’application de la puissance et de la résistance sur la circonférencede la roue à coussinets mobiles est de 120° ; et que si la distance est au-dessous de 90°la pression utile est moins forte que la puissance.
Comme cependant la quantité de pression obtenue dans ce cas pourrait être beau-coup plus forte qu’il ne le faudrait et augmenter inutilement le frottement, on voitqu’on pourra diminuer la pression en appliquant la résistance à un point plus oumoins éloigné de celui qui donne le maximum de pression. On sait, par exemple,que plus l’angle que feront les faces du coin sera aigu, moins de pression il faudrapour avoir l’adhérence ; il s’ensuit que plus aussi devra être éloigné de 120° le pointoù l’on appliquera la résistance.
Si l’on adoptait la disposition du n° IV, c’est-à-dire si la résistance était appliquéesur un point quelconque de l’autre semi-circonférence que celle du côté où se dirigela puissance, ce même tableau donnerait la pression nuisible, c’est-à-dire l’excès dela charge qu’on devrait mettre pour avoir l’adhérence.
Comme c’est en général un grave inconvénient que le besoin de faire mobiles lescoussinets d’une des roues d’engrenages, j’ai déjà exposé l’avantage qu’il y avait à