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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Le premier cuvier C est supposé plein de betteraves découpées; il reposesur le faux fond i percé de trous. Un deuxième fond mobile j égalementpercé de trous, posé librement sur les cossettes, les maintient assez pourque le jet de vinasse ou de jus déplacé qui doit y être versé , par les robi-nets k ou l, ne puisse déranger sensiblement leur superficie aplanie etnivelée préalablement.

Un tube latéral et contourné m permet de faire passer le jus déplacé parla vinasse du cuvier C sous le faux fond, dans la partie supérieure du cu-vier C', au dessus du deuxième fond à claire-voie. Il suffit, pour opérer cevirement, que le liquide dans le premier C sélève au-dessus du niveau duliquide dans le second C', et que la communication soit ouverte entre cesdeux cuviers à laide du robinet à trois eaux k.

Le liquide déplacé dans le cuvier C' par le jus pur ou mêlé de vinassequi lui arrive ainsi, filtre au travers des cossettes pour arriver sous le fauxfond, et il passe ensuite, par le tube contourné m', dans le cuvier C 2 , quilremplit à son tour.

Ce cuvier présente des dispositions semblables; mais, pendant tout letemps que lon fait arriver la vinasse par le robinet l dans le cuvier C, lacommunication entre le fond du troisième cuvier C 2 et la partie supérieuredu premier est interceptée à laide du robinet k\ qui ferme à volontécette communication et empêche le passage par le tube n.

Lorsque les trois charges successives de vinasse ont été versées dans lepremier cuvier et ont fait passer le jus successivement déplacé dans lescuviers suivants, la cossette du premier ayant échangé tout son jus contrela vinasse qui sy est à trois reprises substituée, il sagit de vider ce cuvier :on ferme dabord le robinet k, qui intercepte alors la communication avecle cuvier C'; puis on ouvre le robinet de fond o appliqué au premier, pourlaisser écouler tout le liquide interposé par le tuyau p conduisant à lapompe P (fig. 1 et 2), au moyen de laquelle on remonte ce liquide dansla chaudière à réchauffer.

Les cossettes du cuvier C se trouvant alors bien égouttées, on enlève lefond à claire-voie^', qui recouvrait ces cossettes; on retire toute lacossette au moyen de la double fourche articulée F, détaillée fig. 6,7 et 8.

La fig. 6 représente cette fourchette de face ; la fig. 7 la montre ouverteau moment lon plonge la partie inférieure dentée dans la cossetteépuisée, et la fig. 8 la représente fermée, lorsquon rapproche les poignéesafin de serrer fortement la cossette engagée entre les deux fourches for-mant une sorte de pince, et de pouvoir extraire du cuvier la masse pul-peuse ainsi maintenue.

La cossette enlevée est jetée aussitôt sur le plan incliné, qui la fait cou-ler sur le dallage ou pavé de la pièce voisine, seffectue le mélange avecles fourrages hachés, puis la fermentation de ce mélange dans des cuvesou bassins en maçonnerie.