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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

visibles les mouvements du liquide par lui-même, a beaucoup dinconvé-nients, dont le moindre est de rendre le verre trouble au bout dun certaintemps, par suite des corps en dissolution dans leau et mis en liberté parlévaporation. Mais ce qui est beaucoup plus grave, cest que la chaleurfait quelquefois briser le tube, et leau et la vapeur sen échappent vio-lemment, avant même que lon puisse fermer les robinets. Ces causespermanentes de danger ont fait et feront renoncer complètement àlemploi de ces organes.

Ils sont remplacés souvent par les indicateurs à flotteur, qui se com-posent dun corps creux ou autrement, qui est suspendu par une tringleet maintenu à la surface libre du liquide en ébullition à laide dun contre-poids placé au-dessus de la chaudière; un mécanisme plus ou moinsingénieux accuse les oscillations du flotteur et sert à noter les diversesfluctuations du niveau.

Si ce genre dappareil a lavantage sur les indicateurs à tube de ne pasêtre susceptible de rupture, il a linconvénient dexiger une garniturepour le passage de la tige du flotteur, garniture qui ne doit pas être tropserrée pour laisser à la tige toute sa mobilité, et alors la vapeur senéchappe presque continuellement. Dans tous les cas, lusure successiveproduit toujours ce résultat. Il a encore contre lui loxydation de la tige,qui empêche ses mouvements au bout dun certain temps.

Le problème à résoudre pour la bonne construction dun indicateur deniveau est donc de faire en sorte que les variations puissent être renduessensibles autrement que par du verre, qui se ternit ou se brise, ou à laidede combinaisons mécaniques qui exigent que lintérieur de la chaudièresoit en communication, même indirecte, avec latmosphère.

Plusieurs constructeurs ont imaginé des dispositions particulières quiatteignent ce but plus ou moins complètement; nous avons publié dansle tome iv le flotteur de M. Bourdon, qui a été et qui est encore lun desplus employés, parce qu'il a lavantage de ne pas avoir de stuffîngbox.

M. Lethuiliier, de Rouen , qui soccupe depuis plusieurs années de laconstruction des divers appareils appliqués sur les générateurs, a imaginédappliquer au mouvement du flotteur les propriétés du magnétisme ter-restre ou de Vaimant proprement dit, dont lattraction est utilisée pourmettre en mouvement une aiguille en fer placée à lextérieur dune boitede cuivre en communication exclusive avec la chaudière qui produit lavapeur.

Cette boîte renferme un aimant permanent fixé à la partie supérieurede la tige dun flotteur métallique, dont il suit par conséquent tous lesmouvements. Laimant agissant au travers de la paroi de la boite, faitmouvoir laiguille, qui est entièrement libre, et maintenue seulementcontre la surface graduée par lattraction magnétique.

La fig. 1 de la pl. 36 représente lensemble de ce flotteur tout monté,et fonctionnant sur une chaudière à vapeur.