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la charge résultant de la différence de niveau qui existe entre le pointle plus élevé des tuyaux et leur jonction avec le générateur.
Dans une serre, comme celle qui nous occupe, cette différence de niveaun’est pas grande, elle correspond tout au plus à 1/10 d’atmosphère; maiselle peut être beaucoup plus sensible dans d’autres circonstances. C’estsurtout lorsqu’on chauffé des appartements, des hospices ou des palais àplusieurs étages que la pression devient notablement plus considérable etpeut s’élever môme à plusieurs atmosphères, car on sait qu’une colonned’eau de 10 m 40 environ correspond justement à la pression atmosphérique.
Le générateur est renfermé, comme le montrent les tig. 4 et 5, dans unfourneau en briques L, qui est ouvert sur le devant pour permettre d’yintroduire le combustible, et sous la grille pour l’introduction de l’air. Onvoit que la flamme et la fumée, quand le charbon est allumé, s’élèvent dansl’intérieur de la chaudière, jusqu’au-dessus de la double cloison G. pourrepasser de l’autre côté et sortir par l’ouverture g, afin de chauffer demôme l’enveloppe extérieure.
De cette sorte toute la surface reçoit réellement l’action dn calorique;la petite quantité d’eau contenue dans la chaudière, comparativement àcette surface, est alors bientôt échauffée.
La fumée s’échappe ensuite soit par un conduit latéral h (fig. 5), quil’amène à la cheminée d’appel P (fig. 1), soit plutôt, pour un canal infé-rieur// (fig. 4), qui la conduit de même à la cheminée. Celle-ci est entôle ou en cuivre; elle est prolongée transversalement sur toute largeurde la serre, au-dessus de laquelle elle se termine (fig. 3), afin de prouterde la chaleur qu’elle peut donner par le transport des gaz brûlés.
L’entrée du loyer est fermée par une porte en tôle ou en fonte Q, qui s’ap-plique contre la face du fourneau et en dehors de la serre, afin qu'on ne soitpas obligé d'apporter le combustible, qui est ordinairement de la houille,dans l’intérieur de celle-ci. En faisant le feu au dehors, on ne craint paslessalelés provenant des escarbilles, des cendres et du charbon lui-même.Il est du reste facile de nettoyer l'intérieur du fourneau et du foyer, parl’ouverture rectangulaire O (fig. 4 et 5) qui a été ménagée dans f épaisseurdu massif, sur la face opposée à l'entrée, et qui est bouchée hermétique-ment par un tampon en fonte que l’on retire aisément quand il est néces-saire.
Un tube en cuivre A, muni de son robinet R (fig. 5) est appliqué versla base de la chaudière pour servir à la vider quand on le juge convenable.11 est toujours à la disposition du jardinier. Quoiqu’on n’ait pas souvent àrenouveler l’eau dans le générateur, puisque c’est toujours la même quiest réchauffée, il est bon cependant de la changer, quelquefois surtoutlorsque ce sont des eaux sales chargées de carbonate ou de sulfate dechaux. 11 est utile aussi qu’il vérifie de temps à autre, pendant que l’appa-reil fonctionne, si l’eau se maintient à son niveau ; il doit avoir le soin d’enremettre pour remplacer soit les fuites, soit les pertes provenant de l’éva-