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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Lorsque ces capacités sont très-grandes, ou quand on veut obtenir destempératures très-élevées, on y place, soit vers le milieu, soit à divers en-droits, des espèces de poêles, formés d'une série de tubes verticaux ou enserpentin, avec lesquels on fait communiquer les tuyaux précédents, detelle sorte à prolonger ainsi la circulation, en obligeant l’eau à parcourirsuccessivement tous ces tubes, avant de s’en retourner à la chaudière. Onaugmente ainsi la surface de chauffe, ou de contact avec l’air, et on uti-lise mieux par suite toute la chaleur dégagée par le calorifère. Pourrendre ces tubes peu apparents, on les entoure de feuilles de cuivredécoupées ou de plaques de fonte à jours qui, par l’arrangement mêmequ’on leur donne, forment réellement des meubles que l’on peut assimilerà de jolis poêles plus ou moins ornementés.
La serre que nous avons fait construire n’étant pas d’une grande capa-cité, et étant destinée seulement à élever des fleurs de saison, n’exigeaitpas l’addition d’un tel poêle; les deux tuyaux .! et K, qui partent du four-neau L placé à l’une des extrémités, dans le cabinet du jardinier, se pro-longent parallèlement dans toute la longueur et sous la bâche M, danslaquelle il prépare ses boutures.
Iis auraient pu se terminer à l’aulre bout de la pièce en c vers la cloisonde séparation N, mais désirant aussi chauffer l’orangerie, au moins jusqu’àun certain degré, il était tout naturel de continuer les tuyaux dans cettepièce, avec la faculté toutefois d’en interrompre la communication à vo-lonté. C’est pourquoi, près de la cloison, le constructeur les a fait bifur-quer d’une certaine quantité, afin d’y adapter des valves ou soupapes encuivre (fig. 8 et 9), munies chacune d’une clef ou poignée d que l’on peuttourner à la main, et disposées comme celles des tuyaux de poêles ordi-naires pour s’ouvrir ou se fermer selon les besoins. Les axes de ces valvessont garnis du côté de la clef d’une petite boîte à étoupes, afin d’évitertoute fuite.
On comprend alors, par cette disposition, que lorsqu’on veut chauffer letout, il suffit de laisser les soupapes ouvertes, afin que la circulation s’éta-blisse sur toute la longueur. Si, au contraire, l’orangerie est à une tempé-rature convenable, de 6 à 8 degrés, lorsque la serre doit être chauffée à14 ou 15 degrés, on interrompt naturellement la communication en fer-mant les deux valves.
Comme on ne doit pas chauffer l’eau à plus de ICO degrés, qui est latempérature de l’eau bouillante, il est prudent de munir la chaudièred’un petit tube à air e (fig. 2) que l’on fait sortir au dehors, en l’élevant àune hauteur plus grande que l’entonnoir par lequel on remplit. Par me-sure de précaution, on en a placé également un en / sur le tuyau supé-rieur K près de la cloison. Ces tubes sont en plomb, d’un diamètre de 10à 12 millimètres seulement; en permettant à l’air et à la vapeur de se dé-gager, ils font l’office de soupapes de sûreté, car alors l’eau ne peut dépas-ser une pression supérieure à la pression atmosphérique, augmentée de