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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Lorsque ces capacités sont très-grandes, ou quand on veut obtenir destempératures très-élevées, on y place, soit vers le milieu, soit à divers en-droits, des espèces de poêles, formés d'une série de tubes verticaux ou enserpentin, avec lesquels on fait communiquer les tuyaux précédents, detelle sorte à prolonger ainsi la circulation, en obligeant leau à parcourirsuccessivement tous ces tubes, avant de sen retourner à la chaudière. Onaugmente ainsi la surface de chauffe, ou de contact avec lair, et on uti-lise mieux par suite toute la chaleur dégagée par le calorifère. Pourrendre ces tubes peu apparents, on les entoure de feuilles de cuivredécoupées ou de plaques de fonte à jours qui, par larrangement mêmequon leur donne, forment réellement des meubles que lon peut assimilerà de jolis poêles plus ou moins ornementés.

La serre que nous avons fait construire nétant pas dune grande capa-cité, et étant destinée seulement à élever des fleurs de saison, nexigeaitpas laddition dun tel poêle; les deux tuyaux .! et K, qui partent du four-neau L placé à lune des extrémités, dans le cabinet du jardinier, se pro-longent parallèlement dans toute la longueur et sous la bâche M, danslaquelle il prépare ses boutures.

Iis auraient pu se terminer à laulre bout de la pièce en c vers la cloisonde séparation N, mais désirant aussi chauffer lorangerie, au moins jusquàun certain degré, il était tout naturel de continuer les tuyaux dans cettepièce, avec la faculté toutefois den interrompre la communication à vo-lonté. Cest pourquoi, près de la cloison, le constructeur les a fait bifur-quer dune certaine quantité, afin dy adapter des valves ou soupapes encuivre (fig. 8 et 9), munies chacune dune clef ou poignée d que lon peuttourner à la main, et disposées comme celles des tuyaux de poêles ordi-naires pour souvrir ou se fermer selon les besoins. Les axes de ces valvessont garnis du côté de la clef dune petite boîte à étoupes, afin dévitertoute fuite.

On comprend alors, par cette disposition, que lorsquon veut chauffer letout, il suffit de laisser les soupapes ouvertes, afin que la circulation séta-blisse sur toute la longueur. Si, au contraire, lorangerie est à une tempé-rature convenable, de 6 à 8 degrés, lorsque la serre doit être chauffée à14 ou 15 degrés, on interrompt naturellement la communication en fer-mant les deux valves.

Comme on ne doit pas chauffer leau à plus de ICO degrés, qui est latempérature de leau bouillante, il est prudent de munir la chaudièredun petit tube à air e (fig. 2) que lon fait sortir au dehors, en lélevant àune hauteur plus grande que lentonnoir par lequel on remplit. Par me-sure de précaution, on en a placé également un en / sur le tuyau supé-rieur K près de la cloison. Ces tubes sont en plomb, dun diamètre de 10à 12 millimètres seulement; en permettant à lair et à la vapeur de se dé-gager, ils font loffice de soupapes de sûreté, car alors leau ne peut dépas-ser une pression supérieure à la pression atmosphérique, augmentée de