DIMENSIONS DES COURROIES.
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D’après ce qui précède, il sera facile de déterminer, dans tous les casqui peuvent se présenter eh pratique, la largeur à donner aux courroies,lorsqu’on connaîtra toutefois en chevaux-vapeur là force maximum qui doitêtre transmise par la courroie et la vitesse dont elle sera animée. Touteslès fois que les poulies seront d’égal diamètre, il suffira de chercher, dansl’une dès deux premières tables, la largeur correspondante à là vitesse et àla force données. Mais lorsque les poulies seront enveloppées sur moinsou plus de la moitié de leur circonférence, on devra se servir de la règlesuivante :
Règle. — Mesurer en degrés, sur la plus petite poulie, c’est-à-dire cellequi est la moins enveloppée, l’arc de contact avec la courroie (ce qu’unsimple tracé fait toujours connaître) ; chercher dans la 4 e colonne de la 3 etable qui précède le nombre correspondant à cét arc, et multiplier cenombre par la largeur donnée dans la l re ou la 2 e table.
Premier exemple. — Quelle est la largeur à donner à une courroie quidoit transmettre une puissance de quatre chevaux avec une vitesse de 400mètres par minute, en supposant que l’arc enveloppé sur ia petite poulieest de 120 degrés ?
On trouve dans la 2 e table : 132 millim. pour la largeur que la courroiedoit avoir, lorsque les deux poulies sont égales, la vitesse étant de 400mèt. par M et la force de quatre chevaux.—Mais le nombre correspondantà 120“ dans la 4 e colonne de la 3 e table étant 1,004
On a 132 x 1,004 = 212 millim.pour la largeur cherchée.
Deüxièmé exemple. — Soit la force à transmettre = 0,0 de cheval,
La vitesse = 80 mètres par i r ,
Et l’arc embrassé de 225 degrés.
On trouve dans la -l re table la largeur = 99 mill.
Et d’après la 3 e table,
99 x 0,700=75 mill.
Nous avons supposé dans tout ce qui précède que les courroies avaienttoutes la même épaisseur (celle la plus ordinaire du bort cuir), et parconséquent une même force de résistance. Quoique, en général, cettehypothèse puisse s’admettre et qu’elle doive exister réellement, il fautreconnaître cependant que, lorsqu’il s’agit de transmettre de faibles forcesavec de grandes vitesses, il convient de réduire l’épaisseur des Courroieset d’augmenter leurs largeurs ; elles se développeront mieux sur leurspoulies, qui, dans ces circonstances, sont ordinairement d’un petit dia-mètre. On peut aussi alors employer des cuirs de qualité inférieure, etcompter sur une plus faible résistance.