22
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
fig. 4, et de serrer les deux branches de la fourchette à l’aide d’un excen-trique, muni d’une poignée que l’on peut manœuvrer très-rapidement à!a main , de sorte qu’on peut changer le marteau et le fixer en quelquessecondes. Pour pouvoir aussi varier sa position par rapport au manche,ou le régler exactement par rapport à la meule sur laquelle le tranchantdoit tomber, le constructeur a monté la bague à tourillons dans la four-chette, de manière à l’incliner plus ou moins dans un sens ou dans l’autre,ce qui permet de placer le marteau de manière que son tranchant porteen plein dans toute sa longueur sur la pierre. On maintient cette baguedans sa position au moyen d’une queue en fer h qui fait corps avec elle, etque l’on serre par une vis de pression i.
Ainsi, il est aisé de concevoir que l’ouvrier n’a qu’à appuyer sur la par-tie méplate du manche du marteau, pour le soulever de la quantité qu’iljuge nécessaire, puis de le laisser retomber immédiatement à chaque coup ;il recule tout le chariot, en le tirant vers lui, à la main , d’une quantitécorrespondante à la longueur du tranchant du couteau, et lorsqu’il arriveau bout de l’instrument, l’étoile rencontrant la barrette inclinée, tourneet fait changer le porte-marteau de place ; il repousse alors le chariot entête, pour refaire une nouvelle taille semblable et parallèle à la première.Il forme ainsi une suite de tailles parallèles aux rayons de la meule, commenous avons essayé de le représenter sur le plan fig. 4.
Comme on le voit, cet appareil ne sert que de guide au rhabilleur ; c’esttoujours celui-ci qui doit régler la force et la répétition des coups de mar-teau, comme au préalable l’écartement des tailles. Mais il est forcé de lesfaire en ligne droite, et avec une grande régularité, conditions essen-tielles pour un bon rhabillage. Cet instrument est donc précieux en cequ’il permet de former des rhabilleurs en très-peu de temps, en suppri-mant les principales difficultés qui rendaient leur apprentissage fort longet souvent onéreux pour le meunier.
On a pu voir, aux expositions dernières, en concurrence avec cet appa-reil, le système de M. Touaillon, qui s’est aussi fait breveter postérieure-ment pour un instrument analogue.
■—--