HYDRO-EXTRACTEURS.
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au lieu de 15 kil. sur chaque, il est évident que cette différence ferait jeterde côté le centre du tambour, et par conséquent son axe d’une certainequantité, par rapport à la ligne verticale passant au point de suspension.L’axe, étant entièrement libre par le bas, peut s’incliner, et obéir ainsi àl’excédant de force latérale qui a lieu sur lui, tantôt d’un côté et tantôt del’autre, dans son mouvement rotatif; s’il était retenu d’une manière inva-riable , au contraire, à sa partie inférieure comme à sa partie supérieure,cet excès de charge produirait entre ses collets une pression qui, multipliéepar la vitesse énorme avec laquelle il tourne, occasionnerait un surcroît defrottement notable au détriment de la force motrice, et tendrait à romprel’arbre, qu’il faudrait de toute nécessité faire beaucoup plus fort.
11 est aisé de calculer, à priori, l’excentricité que peut produire la diffé-rence de charge supposée, en admettant que le centre de gravité de lamoitié du poids total, s’il était également réparti sur chaque demi-circon-férence, se trouvât à 0 m 40, par exemple, de la verticale. On sait, en effet,que, comme dans le cas d’une bascule, les moments sont égaux, lorsqu’ily a équilibre; il faut donc établir, dans l’hypothèse actuelle, les propor-tions :
14,5 + 15,5 ; 14,5 : : 0,80 : xet 15,5 + 15,5 ; 14,5 :: 0,80 ; yd’où x = 0 m 3867et y = 0 m 4133
Ainsi le centre de la base du tambour s’écarterait, dans sa rotation, de0 m 0133 de la verticale passant par le point de suspension ; cet écartementdétermine la plus grande obliquité que l’axe tendrait aussi à prendre.
11 importe que dans cette inclinaison le tambour ne prenne pas aussiune position oblique, parce qu’alors l’action de la force centrifuge, qui atoujours lieu horizontalement, se diviserait dans deux plans différents, etproduirait une torsion sur l’axe, torsion qu’il faut également éviter. 11 estbon encore que l’assemblage du manchon c se trouve au milieu de la hau-teur du tambour plutôt qu’à sa base, comme il est représenté sur le dessin,parce qu’alors son poids propre ne s’ajoute pas à la différence de chargepour faire obliquer son axe.
L’auteur, cherchant à réduire le plus possible la résistance de cette ma-chine, vient également de proposer de faire reposer l’arbre D par sa partieinférieure sur un fond concave en cuivre, et baigné d’huile ; cette partiedevient alors pivot, mais libre cependant de s’écarter toujours de la verti-calité, et pouvant être ramenée au centre par les grains de métal renfermésdans la boîte. L’arbre D' n’a plus besoin alors d’être retenu à son sommetpar un écrou; la crapaudine i peut être supprimée ; il tourne librementcomme dans un collet ordinaire, pouvant monter et descendre à volonté,suivant qu’il est poussé ou abandonné par le bas.