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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Mouvement de la machine. — La nouvelle disposition de mouvementadoptée par l’auteur pour faire marcher le tambour graduellement avecune vitesse qui peut dépasser 2,000 tours par minute, est, sans contredit,la plus simple et la plus convenable pour un tel appareil. Il a cherché àéviter entièrement les engrenages, et de passer cependant, par gradation,d’une vitesse donnée à une autre beaucoup plus considérable.
Sur l’arbre D / , qui est tourné cylindrique sur toute la longueur, il ajusteun galet en fonte F, à gorge, qu’il garnit à la circonférence d’un cuir, pourobtenir plus d’adhérence. Ce galet peut glisser sur l’axe, au moyen d’unefourchette o, laquelle est forgée avec une tige K (fig. 7); celle-ci estguidée dans deux pitons r adaptés au bâtis, et porte une seconde branchep, formant écrou à la vis de rappel L. Ainsi, en tournant cette vis parla manivelle q, on fait monter ou descendre la fourchette, et avec elle legalet F.
Deux plateaux G et G', en fonte très-mince ou en tôle, tournés exacte-ment, plans sur une face, sont mis en contact avec ce galet, et, recevantchacun un mouvement de rotation en sens contraire, le lui transmettentnaturellement, avec une vitesse d’autant plus grande, que celui-ci est plusélevé ou plus éloigné de leur centre. Les axes en fer l et l 'sur lesquelsles plateaux sont ajustés portent chacun deux poulies, les unes, H et IF,fixes, pour leur communiquer le mouvement du moteur, et les autres, Iet F, folles, pour interrompre ce mouvement. Ces axes sont aussi portéspar des paliers en fonte m et m', garnis de leurs coussinets de bronze, etfixés au milieu des traverses en bois J et J', qui relient les montants dubâtis de l’appareil. A leur extrémité sont placés des ressorts n et n f quiviennent butter contre eux, et tendent, par suite, à faire appliquer les pla-teaux contre le galet; on peut régler la tension de ces ressorts à volonté,et ils sont aussi disposés pour former boîte a huile, afin de graisser cons-tamment la pointe des arbres.
Le rapport entre le diamètre du galet et celui des plateaux est environcomme 1 à 6 ; par conséquent, lorsqu’il se trouve vers leur circonférence,comme sur le dessin, la rotation est six fois plus grande que celle desarbres l et V. Ainsi, si le moteur transmet à ces derniers une vitesse ordi-naire de 400 tours par F, celle du galet peut s’élever à 2,400. Cette aug-mentation de vitesse se fera tout à fait graduellement, en ayant le soin decommencer à mettre en marche le galet étant près des centres, à la partieinférieure, et en le soulevant ensuite successivement par la vis de rappel.
EXPÉRIENCES SUR LA MACHINE DE M. PENZOLDT.
Dans les machines destinées à essorer les étoffes de laine, comme cellede M. Boutarel (fig. 3), lorsqu’on donne an tambour une vitesse de 1,500tours par minute, on obtient, en 7 ou 8 minutes au plus, un séchage suffi-