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PüBIJCATIOJÎ INDUSTRIET-LE.
blanchisseries, dans les fabriques d’indiennes, de soieries, etc. Elle peutl'être également dans les féculeries, dans les fabriques de porcelaine et defaïence.
Elle peut être construite dans des dimensions plus ou moins grandes,suivant la quantité de marchandise que l’on veut soumettre à son action àla fois, comme suivant la force motrice disponible, depuis celle d’un hommejusqu’à celle de deux chevaux. On estime à la puissance d’un cheval cellequi est nécessaire pour faire marcher, à une vitesse de plus de 500 tourspar minute, un tambour de 1 mètre de diamètre, contenant 20 kilog. delainage et opérant le séchage en six à sept minutes, c’est-à-dire pouvantenlever environ 9 kilog. d’eau ou les 9/10 de celle contenue dans l’étoffe,et qu’il faudrait évaporer par le feu ou par l’air.
On a observé que les laines séchées ainsi à la machine rotative sont plusdouces que celles qui sont exposées dans les séchoirs ordinaires : elles nesont pas susceptibles d’ètre moirées ou écrasées, par cela même qu’il esttout à fait inutile de les soumettre à l’action des cylindres, elles ne sontpas non plus fatiguées comme quand on est obligé de les tordre fortementpour les égoulter avant de les essorer.
Les tissus peuvent aussi recevoir plusieurs teintures successives, en pas-sant d’une cuve à la machine, et de la machine à une autre cuve, sans pourainsi dire éprouver d’interruption. La fabrication se fait donc beaucoupplus rapidement et sans perte de temps. Il en est de même de plusieursautres fabrications dans lesquelles on rencontrera des avantages aussimarqués, et une économie de temps et de main-d’œuvre considérable.
Le prix de cette machine doit nécessairement varier non-seulementsuivant les dimensions, mais encore suivant la nature de la matière em-ployée pour la construction. L’auteur qui, en 1843, s’est associé M. Rolhfs,fabricant à Paris , se propose d’en établir depuis 400 fr. jusqu’à 1,500 fr.,les plus petites marchant à bras d’homme, les plus grandes fonctionnantpar un manège, une machine à vapeur ou une roue hydraulique.
M. Rolhfs a pris plus tard de nouveaux brevets et s’est entendu avecMM. Cail et Seyrig, pour les applications spéciales de ces centrifuges, ap-pelés aussi toupies, aux fabriques et raffineries de sucre.
Les appareils construits alors entièrement en fonte reviennent à 2,500et 3,000 fr. Les constructeurs en ont exécuté plusieurs centaines en quel-ques années.