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Tome troisième.
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MACHINE

A TARAUDER LES BOULONS,

AVEC TROIS COUSSINETSPOUR COUPER LE MÉTAL SANS LE REFOULER,

Par M. DECOSTEK, à Paris ,

(PLANCHE 3, FIG. 1 ET 2.)

Oh sest beaucoup occupé de rechercher, dans les machines ou les ins-truments propres au taraudage des écrous et des boulons, les moyensdéviter le plus possible le refoulement de la matière, afin que, dune part,on dépensât moins de puissance pour effectuer cette opération, tout enfaisant plus vite et mieux, et que , dun autre côté, on fatiguât moins lestarauds ou les coussinets, et quon pût être plus certain du diamètre de latige à fileter.

La Société dencouragement de Paris avait tellement compris limpor-tance davoir, pour les ateliers de construction, de bons procédés simpleset peu dispeudieux pour tarauder les boulons et les écrous, en coupant lemétal sans le refouler, quelle avait, dès 1836, proposé deux prix de cha-cun 1,000 fr., pour les résolutions de questions relatives aux outils propresà remplacer les filières et les tarauds ordinaires.

En 1837, un mécanicien de Paris , M. Rouffet, qui soccupe aujourdhuide la construction de machines à vapeur, avait en partie résolu le problèmeproposé, et reçut à ce sujet une médaille dargent.

M. Waldeck, plus heureux, remporta le prix pour un système de filièresà cages et à coussinets, avec la réunion de couteaux ou burins coupant lamatière. Cet outil, qui peut sappliquer aux filets carrés et triangulaires,comme aussi à des filières ordinaires et déjà usées, a été décrit dans letome XXXVII du Bulletin de la Société. Plus tard, en 1840, il lui futaccordé un second prix pour son système de taraud à diamètre variable,qui a été publié dans le tome XXXIX.

M. Gouet, serrurier mécanicien, proposa, en 1838, une filière à quatre