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Tome troisième.
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MACHINE A TARAUDER.

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coup plus dhommes capables, instruits, entendus, sachant diriger, com-prendre ces machines, que douvriers forts, adroits et habiles des mains.On aura évidemment plus souvent occasion dexercer leur intelligence queleur force physique. Nous croyons donc quil est de notre devoir, danslintérêt des ouvriers autant que des chefs détablissements, de leur faireconnaître tous les appareils, tous les instruments qui sont susceptiblesdêtre appliqués avec avantage et de remplacer le travail manuel.

La machine à tarauder les vis et les boulons que nous allons essayer dedécrire, et que nous avons relevée chez M. Decoster, est une applicationfort heureuse du système de filière à trois coussinets, disposés pour couperla matière sans la refouler; et comme sa construction est simple, peu dis-pendieuse, nous sommes persuadés quelle se répandra bientôt dans tousles ateliers.

Cet habile constructeur a su, sans en compliquer le mécanisme, larendre propre à tarauder des tiges de petit et de grand diamètre, en la com-binant dej telle sorte à pouvoir la faire marcher vite ou lentement, selonleurs dimensions. Dans le premier cas, le mouvement se transmet direc-tement à larbre principal par des poulies qui le font tourner tantôt àdroite, tantôt à gauche; et, dans ce second cas, par des engrenages qui lecommandent alors, tandis que les poulies deviennent folles sur cet arbre.

DESCRIPTION DE LA MACHINE A TARAUDER,

REPRESENTEE FIG. 1 ET 2. PLANCHE 3.

Cette machine est représentée en élévation longitudinale sur la fig. 1,qui est une section verticale faite par les axes ; seulement la filière à cous-sinets est coupée suivant la ligne brisée 1-2-3 4.

La fig. 2 est une coupe transversale faite suivant la ligne 5-6, et vue ducôté du mouvement.

Le bâtis de cette machine est en fonte, composé de deux châssis à ner-vures A, qui se fixent sur le sol; ils sont reliés dune part par une entre-toise de fonte B, et de plus par les tringles horizontales et parallèles D quiservent aussi de support aux chaises des arbres et à la filière à coussinets.Cette disposition est simple, solide, et nembarrasse pas lappareil, contrelequel louvrier peut approcher autant quil est nécessaire.

M. Decoster ayant reconnu que la hauteur quil était, en général, con-venable de donner aux machines-outils, pour être à la portée des ouvrierschargés de les conduire, devait être denviron un mètre, à partir du soljusquau centre de loutil travaillant, le bâtis de cette machine et dungrand nombre dautres est calculé sur cette hauteur, qui na pu être exac-tement représentée sur le dessin.

Larbre principal J, qui doit communiquer à la vis ou au boulon à tarau-der un mouvement de rotation, est porté vers les extrémités dans des