MACHINE
A DRESSER LES SURFACES DROITES DES ÉCROUS
ET LES TÈTES DE BOULONS,
(PLANCHE o, FIG. 6 A 11.)
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M. Decoster, en construisant des machines à tarauder, a été naturelle-ment amené à établir un appareil propre à dresser la surface des écrous etdes tètes de boulons. Suivant, à ce sujet, la méthode usitée en Angleterre,et en grande partie admise ailleurs, de faire cette opération à l’aide d’unefraise plate et cylindrique, animée d’un mouvement de rotation continue,il a perfectionné ce système en cherchant à dresser deux faces opposées àla fois, au lieu d’une seule, comme dans la plupart des machines connues.Déjà nous avons fait connaître, dans notre i er volume, le petit instrumentde M. Mariotte, qui, à l’aide de deux burins à mouvement alternatif, pro-duit ce travail avec peu de dépense de force, et avec économie d’outils.
La machine de M. Decoster, que nous avons représentée avec détails surla pl. 3, est établie avec deux fraises parallèles, montées sur deux arbresséparés mais placés dans le prolongement l’un de l’autre; l’écrou ou latête du boulon à dresser se présente entre ces fraises, qui avancent gra-duellement, et toujours d’une très-faible quantité à la fois, à l’aide d’unevis de rappel que l’on manœuvre à la main.
Outre cette disposition de deux fraises, qui permet de faire le double detravail de celle à une seule, M. Decoster a aussi cherché des moyens decentrage et de fixité qui sont très-expéditifs, et peuvent faire économiserbeaucoup de temps à l’ouvrier, ce qui est encore une condition bienimportante pour un atelier de construction.
La fig. 6 représente cette machine en élévation coupée longitudinale-ment par le centre.
La fig. 7 en est une vue de face du côté des fraises.
La fig. 8 est une projection horizontale faite à la hauteur de la ligne 9-10,et la fig. 9 une section verticale faite par l’axe des fraises suivant laligne 11-12.