MACHINE A TARAUDER.
43
la ligne 7-8 sur la fig. 5, est de la construction de M. Whitworth. Elleprésente évidemment beaucoup d’analogie avec celle que nous avons vueà l’exposition de 1839. La partie centrale de la filière porte les trois cous-sinets c ajustés exactement dans les rainures qui sont préalablement prati-quées, avec beaucoup de soin, dans l’épaisseur du métal. Un cercle en ferf, en partie denté à sa circonférence, est aussi engagé dans le corps decette filière, et trois coulisses excentrées i y sont faites à l’intérieur, demanière, qu’en faisant tourner ce cercle, on oblige les trois coussinets àse rapprocher en même temps.
Une vis tangente g, dont la tête ronde peut être facilement tournée à lamain, est logée également dans l’épaisseur de la filière, et engrène avecla partie dentée du cercle, pour le faire marcher de la quantité qu’on jugenécessaire. Cette vis est retenue par une goupille qui s’engage dans unerainure que l’on a ménagée sur sa tige. Une platine ronde G, en fer, re-couvre le système, et le tient appliqué à la filière à laquelle elle est elle-même fixée par des vis. 11 n’est pas nécessaire de la démonter lorsqu’onveut retirer les coussinets, pour les affûter ou les remplacer, il suffit de leschasser par le bout à l’aide d’une cheville que l’on introduit dans un troupratiqué à cet effet dans la filière, sur le prolongement même de ces cous-sinets ; ils peuvent sortir par le centre avec d’autant plus de facilité, qu’ona ménagé en face de chacun d’eux des évidements i', qui leur donnent lepassage nécessaire.
Les bras en fer H, sur lesquels les mains de l’homme agissent pour lesmanœuvrer, sont exactement les mêmes que dans les filières ordinaires ;ils doivent être évidemment proportionnés, quant à leurs dimensions, à laforce même de l’instrument, et par conséquent à celle des tiges à tarauder.
Le seul inconvénient peut-être que l’on puisse reprocher à ce système ,c’est que, pour les petits diamètres, il exige, de la part de l’ouvrier, beau-coup d’attention, parce que, comme avec la vis tangente il a souvent tropde force, il peut serrer trop ses coussinets à la fois, et les fatiguerpromptement. 11 faut que l’homme ait l’intelligence de conduire un teloutil avec plus de soin qu’on n’a l’habitude d’en apporter dans les filièresordinaires, et alors il peut en retirer de grands avantages.
Il est utile aussi, pour ces sortes de filières, de donner aux coussinetsune grande largeur dans le sens de l’axe, pour que les filets de vis soientbien réguliers et bien égaux sur toute la longueur de la tige taraudée.
Dans le vin 0 volume nous décrivons plusieurs autres systèmes de filières;nous publions ces détails de construction avec toutes les données néces-saires, comme complément relatif à l’établissement uniforme des boulons,vis et écrous, et nous les continuons de même pour toutes les piècesdétachées des machines motrices ou de fabrication.